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SOPHIE So Will

On m'a retrouvée dans un champ je portais un bracelet sur lequel il y avait marqué "Krypton" et j'avais l'index en l'air et je disais : "téléphone maison !" MAaaaaaa non c'est pas vrai RRRRhhhhhhooooo !!!!

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antonenzo
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Antonenzo

Il n'y a pas de grandes réalisations qui n'aient été d'abord utopie !!!
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January, 2007

L'ENFANT SEUL OXMO PUCCINO

  

 


T'es comme une bougie
Qu'on a oublié d'éteindre dans une chambre vide,
Tu brilles entouré de gens sombres voulant te souffler
Celui qui a le moins de jouets
Le moins de chouchous
Celui qu'on fait chier
Le cœur meurtri et meurtrière est ta jalousie;
L'enfant seul se méfie de tout le monde, pas par
choix, mais dépit, pense qu'en guise d'amie
Son ombre suffit
Une solitude qui te suit jusque dans le sexe
Mon texte coupe l'enfant seul en deux espèces :
Ceux qui baisent à l'excès mais souhaiteraient se
Fixer à une femme plutôt qu'à mille fesses
Quand l'autre sorte écoute souvent la même
Chanson dans le poste, et porte le deuil d'une
Relation morte et reste l'œil humide.
La tête baissée laisse le cœur sur l'estomac,
L'estomac sur les genoux, ma tristesse n'a d'égale
Que le coup de gueule muet de l'enfant seul
Que nul ne calcule

{Refrain:}
T'es l'enfant seul
Je sais que c'est toi
Viens-tu des bas-fonds
Ou des quartiers neufs ?
Bref, au fond tous la même souffrance

Mes mots s'emboîtent les gens s'y voient comme
Dans une flaque d'eau, ça leur renvoie un triste reflet
Mais est-ce ma faute ?
T'es l'enfant seul c'est pas facile, on se comprend
Peu l' savent
Que je le sache ça te surprend.
Il mate par la vitre la solitude qui le mine
Fait passer la quinine pour un sucre
Faut être lucide, il faut qu'on se libère, disent-ils
Ils n'en discutent pas, confondent la rime et l'acte
La fuite et le suicide, un pact', une promo sans tract
Pas trop de mots nobody n'a capté le sale souhait
L'envie de se laisser par le cou pendu,
Pour punir les parents qui, pour aimer l'enfant,
Ont trop attendu, car si l'amour est une course
L'enfant naît c'est le départ en tête, l'embêtement
En passe-temps en fait des parents bêtes !
Maîtrise lancinante, sentiments en ciment sinon
Dans six ans on me retrouve ciseaux dans le crâne
Dans le sang gisant

{au Refrain}

L'enfant seul c'est l'inconnu muet du fond de classe
Celui de qui l'on se moque, rond comme
Coluche, ou le boss dans le hall, au groupe
Massif l'os dans le steak haché plantant
Chaque postulant à un poste,
Vu que les conneries de gosse des rues couvrent
Souvent un jeune qui souffre d'un gros gouffre affectif
Grandir sans père c'est dur
Même si la mère persévère
Ça sert mais pas à trouver ses repères c'est sûr !
Perdre sa mère c'est pire ! Demande à Pit j't'assure
T'as pas saisi enlève la mer de la Côte D'Azur
Quand ces gosses poussent leur souffrance aussi
Nous savons tous que personne ne guérit de son enfance
Même un torse poilu ne peut oublier sa vie de
Gosse du divorce rossé par son beau-père.
L'enfant seul c'est toi, eux, lui, elle
Oxmo Puccino voix de miel

December, 2006

AU PAYS DE GANDHI !!!!

 
Homme politique, philosophe et révolutionnaire (indien)
 
Né le 02 octobre 1869
 
Décédé le 30 janvier 1948 (à l'âge de 78 ans)
 
Mohandas karamchand Gandhi est né le 2 octobre 1869 à Porbandar dans l'état du Gujarat (Le nom « Gujurat » provient de Gujjarat, ce qui signifie Pays des Gujjars. Les Gujjars étaient une tribu qui serait arrivée en Inde au 5è après JC.
L’histoire du Gujarat remonte sans doute à la période de la civilisation de l’Indus puisque plusieurs sites datant de cette époque ont été retrouvés au Gujarat.
La région du Gujurat fit partie de l’empire d'Ashoka au 3è siècle avant J.-C. puis se divisa en plusieurs royaumes à la fin de l’empire Maurya.
Le Gujarat atteint son apogée au 9è siècle puis il fut conquis par le Sultanat de Delhi au 12è siècle et resta sous contrôle des souverains musulmans jusqu’au 18è. Les souverains marathes s’en emparèrent brièvement avant de laisser la région aux mains des britanniques au début du 19è. C’est à Surat que la Compagnie des Indes avait installé sa première usine en 1612.
Lors de l’indépendance en 1947 la région du Gujarat fut rattachée à l’état de Bombay. En 1960 deux états furent créés pour distinguer les langues et les cultures régionales : le Gujarat et le Maharashtra.Langues officielles : gujarati et hindi
Agriculture : riz, maïs, arachides, tabac et coton. Exploitations : sel, bauxite, manganèse, pétrole à Vadroda.
Le Gujarat est l’un des états indiens les plus industrialisés.)
 
Il est issu de la caste des Vayshia et sa famille est relativement aisée. Enfant, sa mère lui inculque les valeurs hindouistes mais il apprend aussi à connaître les autres religions et la tolérance à leur égard. C'est sans doute pendant cette période que se forgent les convictions morales de Gandhi. Conformément aux coutumes de sa caste, sa famille le marie à 14 ans avec Kasturbai qui restera son épouse toute sa vie. En grandissant Gandhi devient convaincu qu'il ne sera quelqu'un qu'en rompant avec les coutumes de l'Inde et en copiant le style de vie des anglais. C'est donc logiquement qu'il s'embarque pour l'Angleterre en 1888 en laissant femme et enfant pour y faire ses études de droit. C'est paradoxalement à Londres que Gandhi lit les principaux textes de l'hindouisme, notamment la Baghavad-Gita qui l'influencera profondément. Il découvre aussi la vie de Bouddha, Jésus, Mahomet et fait la connaissance des théosophes anglais.

Après trois années en Angleterre et son diplôme d'avocat en poche, Gandhi rentre en Inde. Malheureusement sa vie professionnelle s'enlise et il reste tiraillé entre ses racines hindoues et son attirance pour la bourgeoisie occidentale. En 1893 une entreprise indienne lui propose de se rendre en Afrique du Sud pour y défendre ses intérêts lors d'un procès. Gandhi accepte. Il ne le sait pas encore, mais c'est le tournant de sa vie.

Dès son arrivée là-bas il est confronté à la discrimination raciale. Expulsé d'un train il s'aperçoit très vite que les britanniques et le boers dominent sans partage les populations noires et immigrées (à cette époque 100 000 indiens vivent en Afrique du Sud). Il est choqué de voir que les sujets de l'empire britannique ne sont pas traités de la même manière suivant la couleur de leur peau.

En 1894, à l'issu du procès, gagné, pour le lequel il était venu, Gandhi décide de lutter contre une loi visant à interdire aux indiens le droit d'élire des représentants à l'assemblée de l'état du Natal. Il fait signer une pétition à 10 000 personnes et obtient le retrait du projet de loi. Gandhi avait surtout réussi à faire prendre conscience aux indiens qu'il fallait s'unir. Devenu populaire, Gandhi décide de poursuivre le combat. En 1896 il va chercher sa femme et ses enfants en Inde et revient en Afrique du Sud. Il travaille comme avocat jusqu'en 1899. La guerre des Boers éclate alors et Gandhi appelle ses compatriotes à soutenir les anglais.

En 1906 une nouvelle loi ségrégationniste est votée au Transvall. Elle enjoint les asiatiques à se faire inscrire sur des listes destinées à contrôler de près leurs activités. Gandhi réussit à convaincre 3000 délégués de ne pas se soumettre à la nouvelle loi et de résister quel qu'en soit le coût, mais sans violence. Gandhi est arrêté et incarcéré pendant six mois. En 1909 il publie "Hind Swaraj", livre dans lequel il développe les théories du combat par la non-violence : la satyagraha.
Pendant huit ans, Gandhi ne cessera de s'opposer aux lois ségrégationnistes et au Général Smuts ce qui lui vaudra d'autres séjours en prison. Finalement, le 30 juin 1914, Smuts et Gandhi signent un accord sur l'abrogation d'une grande partie des lois raciales. Le 18 juillet 1914 Gandhi quitte l'Afrique du Sud pour toujours et rentre en Inde.

Il décide, dès son retour, de partir à la découverte de son pays natal. Son périple dure un an à l'issue duquel il établit un ashram près d'Ahmedabad. Son nom est désormais associé à la lutte contre l'injustice. C'est pourquoi, début 1917, Gandhi se rend au Bihar à l'appel des cultivateurs de l'indigo exploités sans vergogne par les industriels anglais. Devant les risques d'émeutes, le gouvernement donne satisfaction aux planteurs.

À peine rentré à Ahmedabad, Gandhi soutient un mouvement de grève des ouvriers textiles et utilise, pour la première fois, le jeûne pour faire pression sur les patrons et pour marquer son entière solidarité avec les grévistes. À la fin de la première guerre mondiale, pendant laquelle Gandhi avait appelé au soutient de l'effort de guerre, il présente aux britanniques ses premières revendications d'autonomie pour l'Inde. Le 6 avril 1919, pour impressionner les anglais, Gandhi appelle le peuple à manifester publiquement dans tout le pays et à cesser toute activité. La manifestation est un énorme succès. Le 13 avril, à Amritsar, la population manifeste de nouveau malgré l'interdiction. Le général Dyer ordonne alors à ses hommes de tirer sur la foule pacifique. Le bilan est effroyable : plus de 300 morts et plus de 1000 blessés. Horrifié, Gandhi suspend immédiatement la satyagraha.

En 1920 il repense ses moyens d'action. Soutenu par le parti du Congrès et par les musulmans, il appelle à la non coopération avec l'administration britannique et se prononce pour le boycott des produits textiles d'origine européenne. L'Inde tout entière bouge et la tension ne cesse de monter. De nombreux leaders sont emprisonnés et des affrontements ont lieu. Pendant l'un d'eux 22 policiers sont lynchés par la foule. Le Mahatma, comme on l'appelle désormais, décide de mettre fin à toute action.

Il est cependant arrêté puis condamné à 6 ans de prison. Il restera emprisonné 2 ans pendant lesquels le mouvement va sensiblement s'essouffler. À sa sortie de prison Gandhi appelle à la cohésion nationale et il réclame l'égalité sociale pour les intouchables qu'il appelle affectueusement les harijans ("enfants de Dieu"). Il mènera d'ailleurs deux grèves de la faim pour qu'ils puissent entrer dans les temples.

Au début des années 30, Gandhi a retrouvé toute sa fougue. Il bénéficie d'une influence considérable. À chacun de ses mots d'ordre l'Inde s'immobilise. Le 12 mars 1930 le Mahatma entreprend son action la plus célèbre : la marche du sel. Son objectif est de dénoncer le monopole anglais de la vente du sel. Pendant 24 jours et sur 350 km le cortège ne cessera de gonfler. Arrivé à son but Gandhi ramasse une poignée de sel et annonce qu'il commence la désobéissance civile. Il est de nouveau arrêté.

En janvier 1931 le Vice-Roi Lord Irving le fait libérer. Il échange la libération des prisonniers politiques et la fin des lois sur le sel contre la fin de la désobéissance civile et la participation de Gandhi à une conférence organisée à Londres. Celui-ci accepte et en profite pour visiter l'Europe. Cette table ronde ne sera suivie d'aucun changement notable sur la politique indienne d'autant que Churchill arrive au pouvoir avec l'intention d'écraser le Parti du Congrès. Des milliers de militants sont bientôt arrêtés.
Gandhi à Marseille

En août 1932 Gandhi est jeté en prison. Les dissensions entre les communautés s'aggravent et les droits des intouchables sont menacés. Le 20 septembre le Mahatma entreprend une nouvelle grève de la faim. Le gouvernement britannique plie devant la menace de la mort de Gandhi devenu très populaire en Europe.

En 1934 Gandhi se retire de la politique en tant que telle, préférant la laisser aux jeunes leaders du Congrès dont Nehru. Il continue en revanche de se battre pour la cohésion entre les communautés et pour l'éducation des masses, ce qui lui vaudra l'inimitié des extrémistes hindous. Cette année là, Gandhi échappe à la première des cinq tentatives d'assassinat dont il fera l'objet.Lors des élections de 1937, le Congrès obtient la majorité écrasante au parlement indien. Dès lors la marche vers l'autonomie et l'indépendance semble inéluctable.

Lorsqu'éclate la seconde guerre mondiale en 1939, Gandhi refuse de s'engager aux côtés des anglais. Il affirme que seule une Inde indépendante pourrait contribuer à la lutte contre les nazis. En 1942 il lance même son fameux slogan "Quit India". Il enjoint les britanniques à partir au plus vite et relance le mouvement de désobéissance civile. Lui et les dirigeants du Congrès sont arrêtés après que des émeutes aient éclaté. Sa femme Kasturbai meurt lors de sa détention. En 1944 Churchill le fait libérer.

Après la guerre les travaillistes d'Atlee arrivent au pouvoir en Angleterre. Le Premier Ministre est bien décidé à mener le processus d'indépendance à son terme. Lord Mountbatten est nommé Vice-roi avec cette mission. C'est alors que les communautés musulmane et hindoue se déchirent. La Ligue Musulmane de Mohammed Ali Jinnah ne cesse en effet de réclamer la création d'un état indépendant à majorité musulmane.

Gandhi, lui, reste attaché plus que tout à l'unité de l'Inde. Jinnah refuse de participer au gouvernement provisoire de Nehru et appelle à une journée d'insurrection le 16 août 1946. Elle se solde par des milliers de morts dont au moins 5000 à Calcutta.

Gandhi use de toute son influence pour éviter la partition mais le 15 août 1947 Lord Mountbatten annonce l'indépendance de deux nouvelles nations : le Pakistan et l'Inde. On assiste alors à l'exode meurtrier de plusieurs millions de personnes. Les sacs, les meurtres, les règlements de compte en tous genres feront entre un et deux millions de victimes. Épouvanté par la situation, notamment à Calcutta, Gandhi décide de jeûner jusqu'à la mort. Nehru fait alors tout ce qui est en son pouvoir pour mettre fin aux massacres. Il y parvient d'extrême justesse et Gandhi se nourrit à nouveau. Pourtant la colère des extrémistes n'est pas retombée. Ceux du côté hindou notamment tiennent rigueur à Gandhi de sa trop grande mansuétude à l'égard des musulmans.

Le 30 janvier 1948, l'un d'eux, Nathuram Godse, l'abat à Delhi. "Hé Ram" seront les dernières paroles du Père de la Nation. Sa mort provoque une émotion internationale. À Delhi plus de deux millions de d'indiens assisteront à ses funérailles nationales. Aujourd'hui encore l'empreinte de Gandhi est vivante en Inde même si la société juste, égalitaire et non violente dont il avait rêvé reste à construire. 
 
 
December, 2006

GANDHI A DIT...

 
- Il faut apprendre à rester serein au milieu de l'activité et être vibrant de vie au repos.
 
- Commencez par changer en vous ce que vous vooulez changer autour de vous.
 
- Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde.
 
- Les moyens peuvent être comparés à une graine et la fin à un arbre ; et il existe le même rapport intangible entre les moyens et la fin qu'entre la graine et l'arbre.
 
- Dieu ne t'apparait pas en personne mais en action.
 
- S'abstenir de punir n'est pardon que quand ile xiste le pouvoir de punir.
 
- Vivre tous simplement pour que tous puissent vivre simplement.
 
- Un pas à la fois me suffit.
 
- Ayez la haine pour le péché et de l'amour pour le pécheur.
 
- Le ciel et la terre sont en nous.
 
- Là où il y a la peur, il n'y a pas de religion.
 
- La victoire obtenue par la violence équivaut à une défaite, car elle est momentanée.
 
- Qu'importe que nous empruntions des itinéraires différents pourvu que nous arrivions au même but.
 
- La non-violence est mon premier article de foi. C'est aussi le dernier article de mon credo.
 
- Pour sa nature même, la vérité porte l'évidence en soi. Dès qu'on la débarrasse des toiles d'araignée de l'ignorance, elle brille avec éclat.
 
- L'hymne de la haine ne profite pas à l'humanité.
 
- La vie persiste au sein même de la destruction.
 
- Celui qui veut servir, ne gaspillera pas une seule pensée pour son confort personnel.
 
- J'ai pour but l'amitié avec le monde entier. Je peux unir le plus grand amour à la plus ferme opposition au mal.
 
- Le fatalisme a des limites. Nous devons nous en remettre au sort uniquement lorsque nous avons épuisé tous les  remèdes.
 
- Nul être humain n'est trop mauvais pour être sauvé. Nul être humain n'est assez parfait pour avoir le droit de tuer celui qu'il considère à tort comme entièrement mauvais.
 
- L'homme est soumis à l'obligation de se laisser guider dans toutes ses actions par des considérations morales.
 
- Mon exigence pour la vérité m'a elle-même enseigné la beauté du compromis.
 
- Que nous devions obéir à toutes les lois, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, est une invention récente.
 
- Celui qui est parvenu au coeur même de sa religion, est aussi parvenu au coeur des autres religions.
 
- Celui qui veut sacrifier sa vie pour autrui, n'a guère le temps de s'assurer une place au soleil.
 
- Tout compromis repose sur des concessions mutuelles, mais il ne saurait y avoir de concessions mutuelles lorsqu'il s'agit de principes fondamentaux.
 
- En réalité, il existe autant de religions que d'individus.
 
- Nul homme qui aime son pays ne peut l'aider à progresser s'il ose négliger le moindre de ses compatriotes.
 
- Le fait de s'incliner n'humilie pas l'agresseur mais l'élève.
 
- La haine tue toujours, l'amour ne meurt jamais.
 
- Ce qui est vérité pour l'un peut-être erreur pour l'autre.
 
- L'homme qui est fier de sa vertu devient souvent un fléau pour ses voisins.
 
- Jouis des choses de la terre en y renonçant.
 
- L'erreur ne devient pas vérité parce qu'elle se propage et se mutiplie ; la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit.
 
- Chaque homme est responsable de sa religion.
 
- La fibre la plus coriace doit s'amollir dans le feu de l'amour. Si elle ne fond pas, c'est que le feu n'est pas assez fort.
 
- Chacun a raison de son propre point de vue, mais il n'est pas impossible que tout le monde ait tort.
 
- Les systèmes économiques qui négligent les facteurs moraux et sentimentaux sont comme des statues de cire : ils ont l'air d'être vivants et pourtant il leur manque la vie de l'être en chair et en os.
 
- Puisque j'ai rejetée l'épée, il n'est plus rien d'autre que la coupe de l'amour que je puisse offrir à ceux qui se dressent contre moi.
 
- La vérité est dure comme le diamant et fragile comme la fleur de pêcher.
 
- C'est une erreur de croire nécessairement faux ce qu'on ne comprend pas.
 
- La non-violence est la loi de notre espèce tout comme la violence est la loi de l'animal.
 
- La force réside dans l'absence de crainte, et non dans la quantité de chair et de muscle que nous avons dans notre corps.
 
- Le jardin de ce monde ne fleurit que pour un temps.
 
- Je m'oppose à la violence parce que lorsqu'elle semble produire le bien, le bien qui en résulte n'est que transitoire, tandis que le mal produit est permanent.
 
- La loi de l'amour se montre plus efficace que ne l'a jamais été la loi de la destruction.
 
- Si chacun ne conservait que ce dont il a besoin, nul ne manquerait de rien, et chacun se contenterait de ce qu'il a.
 
- Cultiver l'humilité revient à cultiver l'hypocrisie. L'humble n'a pas conscience de son humilité.
 
- C'est dans l'effort que l'on trouve la satisfaction et non dans la reussite. Un plein effort est une pleine victoire.
 
- Celui qui veut nager dans l'océan de vérité, doit se réduire à zéro.
 
- Moins on possède, moins on désire.
 
- Si Dieu devait apparaître aux affamés, il n'oserait leur appraraître que sous forme de nourriture.
 
- Le bonheur c'est lorsque vos actes sont en accord avec vos paroles.
 
- A l'instant où l'esclave décide qu'il ne sera plus esclave, ses chaines tombent.
 
- Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours.
 
- La fin est dans les moyens comme l'arbre est dans la semence.
 
- Si la non-violence est la loi de l'humilité, l'avenir appartient aux femmes. Qui peut faire appel au coeur des hommes avec plus d'efficacité que la femme ?
 
- Une vie de sacrifice est le sommet suprême de l'art. Elle est pleine d'une véritable joie.
 
- Aucun pays ne s'est jamais élevé sans s'être purifié au feu de la souffrance.
 
- Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité.
 
- Les religions sont comme des routes différentes convergeant vers un même point. Qu'importe que nous empruntions des voies différentes, pourvu que nous arrivions au même but.
 
- On peut juger de la grandeur d'une nation, par la façon dont les animaux y sont traités.
 
- Colère et intolérance sont les ennemis d'une bonne compréhension.
 
- La démocratie devrait assurer au plus faible les mêmes opportunité qu'au plus fort.
 
- La vie est un mystère qu'il faut vivre, et non un problème à résoudre.
 
- Il vaut mieux mettre son coeur dans la prière sans trouver de paroles que trouver des mots sans y mettre son coeur.
 
- Lorsqu'il faut choisir entre la liberté et érudition, qui ne dira que l'on doit mille fois préférer la première à la seconde.
 
- Croire en quelque chose et ne pas le vivre, c'est malhonnête.
 
- Si un homme atteint le coeur de sa propre religion, il atteint également le coeur des autres religions.
 
- Prier n'est pas demander ; c'est une aspiration de l'âme.
 
- Ma vie est mon seul enseignement.
 
- Sans doute serais-je chrétien, si les chrétiens l'étaient ving-quatre heures par jour.
 
- Appeler les femmes" le sexe faible" est une diffamation ; c'est l'injustice de l'homme envers la femme. Si la non-violence est la loi de l'humanité l'avenir appartient aux femmes.
 
- Dès que quelqu'un comprend qu'ile st contraire à sa dignité d'homme d'obéir à des lois injustes, aucune tyrannie ne peut l'asservir.
 
- Donner un verre d'eau en échange d'un verre d'eau n'est rien ; la vrai grandeur consiste à rendre le bien pour le mal.
 
-  La véritable éducation consiste à tirer le meilleur de soi-même. Quel meilleur livre peut-il exister que le livre de l'humanité ?
 
- En opposant la haine à la haine, on ne fait que la répandre? en surface comme en profondeur.
 
- La règle d'or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu'une partie de la vérité et sous des angles différents.
 
- Comment peut-on apprendre à se connaître soi-même ? Par la méditation, jamais, mais bien par l'action.
 
- Je n'aime pas le mot tolérance, mais je n'en trouve pas de meilleur.
 
December, 2006

BANLIEUES DU MONDE

CITES, « poblaciones », favelas, « boomburds »… dans tous les pays, les banlieues, chics ou misérables, enflent.

 Depuis de nombreuses années, on retrouve dans les banlieues du monde des éléments de culture commune : sport, tag et vêtements.

 On les appelle « ranchos » au Venezuela, « villas miserias » en Argentine, « slums » en Inde, « cités » et « banlieues résidentielles » en France, « ghetto » et « suburb » aux Etats-Unis », «  favelas » au Brésil, « pueblos jovenes » à Lima, «  plobaciones » à Santiago…

 Pas une ville de la planète qui n’ait ses banlieues. Si un code vestimentaire, sorte d’uniforme de la planète banlieue, semble se répandre – casquette, survêtement et baskets de marque – il faut toute fois se garder de toutes généralisation.

 Un tour du monde des banlieues révèle d’abord de grandes différences. En premier lieu, la taille : aucune cité de France n’atteint le dixième de la surface des grands ghettos américains. Ensuite, la localisation en Amrérique Latine, certaines banlieues sont installées au milieu des centres-villes, ces derniers juxtaposants quartiers riches, bidonvilles et zones d’habitat informel. A « Buenos Aires, le voisinage est brutal entre villas miserias et somptueuses propriétés. A Rio, la favela Vidigal ferme la très chic plage d’Ipanema. Et au Caire, la banlieue est carrément en pleine ville, sur les toits des immeubles cossus du centre.

 Une chose est certaine : on n’a pas fini d’en voir émerger, des banlieues ! En 2007, pour la première fois dans l’histoire de notre planète, estiment les chercheurs, on comptera sur terre plus d’urbains que de ruraux. Une révolution. Chaque jours dans le monde, 180 000 personnes quittent les campagnes pour s’installer dans la périphérie des villes, précisent les nations unies. Dans les pays occidentaux, les villes verront leur population passer de 900 millions en 2000 à 1 milliard en 2030. Cette croissance ne se fera pas seulement dans les capitales, mais dans une série de villes moyennes. Dans la liste des dix villes des grands pays industrialisés, qui selon le magazine américain « Newsweek » connaissent les croissances démographiques, les plus fortes, apparaissent Londres et Moscou, mais aussi Las Vegas aux Etats-Unis, Munich en Allemagne, Florianpolis au Brésil, Fukuako au Japon… Dans les pays les moins développés, c’est carrément l’explosion : « 3,9 milliards d’habitants attendus en 2030, contre 1,9 en 2000. En route pour « le pire des mondes possibles », dit le chercheur américain, Mike Davis, reprenant le titre de son livre. Pour ce libre penseur brillant, grand pourfendeur de la banque mondiale et du FMI, nous arrivons à l’âge du bidonville global : plus de 1 milliard de personnes dans les taudis de la planète, lieux de reproduction de la misère, avec, face à eux des gouvernements qui n’apportent aucune réponse adaptée.

 A l’origine, pourtant, rien de tout cela. L’étymologie du mot banlieue renvoie au mot ban.

Apparu au XIIIe siècle ce terme existait la juridiction qu’une ville exerçait dans un périmètre d’une « lieue ». Avec la révolution industrielle et son corollaire, l’urbanisation, le terme « banlieue » s’étendit et se mit à être utilisé pour décrire les environs immédiats d’une ville. La multiplication des banlieues, loin d’être décriée comme aujourd’hui, était saluée. Aux Etats-Unis, elle est allée de pair avec le développement de l’automobile. La démocratisation de la voiture permit en effet de s’échapper du centre ville, perçu, lui comme le lien de tous les dangers. « Le mouvement vers l’extérieur fut vécu avec plaisir, explique Guy Burgel, directeur du Laboratoire de géographie urbaine à l’université de Nanterre-Paris X. Aller en périphérie correspondait aux valeurs puritaines des classes moyennes blanches. » Les centres-villes américains se sont donc vidés de leurs habitants les plus aisés. Seules les plus pauvres restèrent dans ce qui deviendra les ghettos. Et la périphérie n’en finira pas de s’étendre.

 UNE BANLIEUE, C’EST TOUJOURS UNE FRONTIERE : UN PERIPH, UN FLEUVE, UN GRILLAGE.

 Les Américains inventeront même de nouveaux mots pour décrire l’agrandissement perpétuel de leurs « sububs » : « edge city » pour la cité qui fournit plus d’emplois que de logements ; «  boomburbs » pour les banlieues qui explosent, « exurb » pour la banlieue de la banlieue… Sans parler des « gated communities », ces ensembles de maisons individuelles entourés de grillages et gardés, comme English Turn, à la Nouvelle-Orléans. Une logique de fuite du centre poussée à bout ; et un mouvement qui a dessiné la géographie des Etats-Unis et produit une culture, celle de la maison en bois à la pelouse manucurée, du supermarket, des barbecues et des « Desperate Housewives »  un mode de vie dont l’Amérique entrevoit aujourd’hui les limites.

 Comme les Etats-Unis, la France n’a pas échappé au rush enthousiaste vers la périphérie. Dans l’Hexagone, au cours des années 1950 et 1960, la construction d’ensembles offrant à la classe moyenne des logements spacieux est d’abord apparue comme le remède attendu pour une société qui entrait à toute allure dans l’ère de l’industrialisation, reprend Guy Burgel. Le mouvement était vécu comme positif. » Très vite, pourtant, la banlieue perdit ses lettres de noblesse. Dans l’Europe des années soixante-dix, elle accueillit ceux que le centre excluait et se mit à concentrer tous les handicaps sociaux… « Le mot banlieue prit un sens plus métaphorique. Il ne correspondait plus seulement à une localisation –la périphérie-, mais renvoya à un espace de relégation, un lieu de l’ombre, une zone que l’on ne saurait voir… et dont on se tient volontairement à l’écart », précise Yves Grafmeyer, professeur de sociologie à l’université Lumière Lyon 2. Ailleurs aussi dans le monde, des fractures se créèrent ainsi, isolant poches de pauvreté et quartiers riches. Avec, souvent, une barrière physique séparant le « dedans » du « dehors » : ici, un boulevard périphérique à franchir, là, un fleuve à traverser, ou, tout simplement, un dispositif de sécurité, avec grillages et télésurveillance. Force plus insidieuse encore, les images dévalorisantes associées à la banlieue ont sculpté son identité. Que les habitants des cités eux-mêmes prennent soin de nourrir. « Les récits qui répandent dans les cités participent à la création d’identités blessées », explique le sociologue Stephan Beaud. La culture propre aux banlieues exprime cette blessure, à travers les paroles agressives des chansons du rap ou du slam. Aux quatre coins du globe, vivre e, « banlieue » prend vite la forme d’une assignation à résidence, d’un stigmate social. Avec une colère commune. C’est partout la même révolte : comme l’école, la discrimination au travail, l’injustice face à la police, explique le sociologue Laurent Mucchieli. Jet de pierre en Afrique, incendies de voitures en Europe, raids dans les centres villes en Amérique du sud… L’expression du ras le bol prend des formes multiples. Ici la haine est dirigée contre les institutions, écoles et médiathèques : ailleurs, ce sera contre les riches avec enlèvement et racket.

 ET SI L’ON REGARDAIT MAINTENANT CLICHY SANS CLICHES ?

 Détestables les banlieues ? Haïes ? Pas forcément « il faut regarder notre ville avec un œil neuf », proclame Claude Dilain, le maire de Clichy-sous-Bois, cette commune proche de Paris, où, il y a un an, deux jeunes sont morts électrocutés, après s’être réfugiés, dans un transformateur EDF pour échapper à la police. Le drame avait déclenché les émeutes urbaines les plus violentes que la France ait jamais connues. Aujourd’hui, la municipalité de Clichy a invité douze photographes renommés (Yann Arthus-Bertrand, sarah Moon, William Klein, etc…) à poser leur regard sur la ville. Ils exposent leur travail ce mois-ci sous le titre : « Clichy sans clichés ». Une manière de rappeler que la « cité » n’est pas seulement le territoire des dealers et des voitures en feu. A Bombay, Paris ou Rio, les banlieues recèlent aussi une énergie constructive. Dans son livre « La favela, d’un siècle à l’autre », la sociologue brésilienne Licia Valladares démontre l’intégration des favelas dans l’économie de marché. Elle cite de nombreuses entreprises légales installées dans les bidonvilles, des chaînes de télévision nées dans les quartiers… En Angleterre, aux Etats-Unis ou en France, également on ne compte plus les succès des marques de vêtements nées dans la rue. Sur ces habits, le numéro du département ou le nom de la ville sont souvent inscrits. Des étendards, qui témoignent de l’affirmation d’une identité propre et de l’attachement des habitants à leur lieu de vie. Comme le dit Oum Mohamed, qui habite au Caire sur le toit d’un immeuble : «  Je voudrais pas vivre ailleurs qu’ici. »

 (Article de Fanny Guinochet récupéré dans le magazine Géo « numéro spécial » LES BANLIEUES DANS LE MONDE !)

 

 

 

 

 

BANLIEUES FRANCAISES? GHETTOS AMERICAINS? QUELLES DIFFERENCES ?

 
Taille, criminalité, composition ethnique... Pour le sociologue Loïc Wacquant, une "cité" de chez nous est très différente d'un ghetto d'outre Atlantique.
 
Peut-on comparer les banlieues françaises aux ghettos noirs américains ? Peut-on assimiler les émeutes de l'automne 2005 aux insurrections de Los Angeles en 1992 ?
 
"Non" répond le sociologue Loïc Wacquant dans son dernier ouvrage "Parias urbains. Ghetto-banlieues-Etat", paru aux éditions La Découverte. Pour avoir travaillé des deux côtés de l'Atlantique - à la Courneuve en Seine-Saint-Denis, en France, et dans le south Side, le plus grand ghetto de Chicago, aux Etats-Unis, ce disciple de Pierre Bordieu (philosophe et sociologue) ne manque pas d'arguments pour tordre le cou des idées reçues.
 
"Depuis quinze ans maintenant, on nous répète que les banlieues populaires se ghettoïsent" sur le modèle américain (...), explique le professeur de sociologie à l'université de Berkeley en Californie et chercheur au Centre de sociologie européenne à Paris. Ce discours traduit une double ignorance : ce qu'est le ghetto américain et l'évolution des banlieues ouvrières françaises." Rien ne résiste à la démonstration. Quantitativement déjà, aucune cité en France n'atteint le dixième de la taille des grands ghettos américains. La criminalité n'y est pas comparable : dans les ghettos américains, il y a 100 assassinats par an pour 100.000 habitants, dix fois plus qu'en Europe.
 
La différence fondamentale est d'ordre racial : " Le ghetto américain est uniformément noir. Les banlieues françaises sont diverses dans leur composition ethnique." En Europe, les banlieues sont ethniquement hétérogènes, ce qui n'empêche pas les frictions entre nationalités, reconnaît le chercheur. Ce n'est donc pas la race qui est le critère unique de relégation, mais l'économie. En revanche, aux Etats-Unis, le ghetto est "un instrument d'enfermement sociospacial", note Loïc Wacquant. Il contient exclusivement des Noirs et s'impose à tous, riches ou pauvres. Véritable société parallèle, il fonctionne en vase clos. L'installation de commerces spécifiques, la création d'officines de crédit uniquement destinées aux habitants, d'églises, de médias, d'associations d'entraide, d'organisations politiques propres ajoutent à l'enfermement.
 
Enfin, aux Etats-Unis, l'Etat a déserté les zones les plus déshéritées. A sa place, une économie souterraine, basée sur la drogue, régie par des gangs, impose sa loi.
 
En France, le mouvement est inverse : les frontières des cités sont poreuses, et les échanges avec le reste de la ville,nombreux. L'Etat, par le biais des services publics et sociaux, reste présent, même s'il ne répond pas correctement à toutes les demandes de populations. Et Loïc Wacquantde conclure, non sans provocation, que pour toutes ces raisons, les cités déshéritées de la périphérie urbaine française peuvent apparaître comme des antighettos.
July, 2006

CITATIONS EN RAPPORT AVEC LE CINEMA

 "Cambrone ne machait pas ses mots; tant mieux pour lui... Jean Yanne
 

 "Mon frère est ministre de la Défense, moi je suis ministre de la Défonce" Philippe Léotard

 

 "- Si tu n'aimes pas le monde, pourquoi vis-tu alors ? - Parce-que je suis vivant ! " Alan Bates à Oliver Reed (dans "Love")

 

 "Le patriotisme est le vertu des brutes..." Sean Connery citant Oscar Wilde (dans "Rock")

 

 "- Tu t'intéresses à la dernière mode masculine ? - J'ai rencontré 3 manteaux identiques à la gare, il y avait 3 types à l'intérieur des manteaux, et maintenant il y a 3 balles à l'intérieur des 3 types..." Jason Robards et Charles Bronson (dans "Il Etait Une Fois Dans l'Ouest")

 

 "Non mais ! T'as déjà vu ça ? En pleine paix ! Il chante et puis crac ! Un bourre-pif. Mais il est complètement fou ce mec ! Mais moi, les dingues, je les soigne, j'm'en vais lui faire une ordonnance, et une sévère. Je vais lui montrer qui c'est Raoul. Aux quatre coins de Paris qu'on va le retrouver, éparpillé, par petits bouts, façon puzzle. Moi, quand on m'en fait trop, je correctionne plus, je dynamite, je disperse, je ventile ! Bernard Blier (dans "Les Tontons Flingueurs")

 

 " Mon père est à Vichy. C'est un homme qui a la légalité dans le sang. Si les Chinois débarquaient, il se ferait mandarin...Si les Nègres prenaient le pouvoir, il se mettrait un os dans le nez...Si les Grecs arrivaient, il se ferait..." Maurice Biraud (dialogue: Michel Audiard) (dans "Un Taxi pour Tobrouk")

 

 " J'adore les westerns car ce n'est pas fatigant..." Raymond Barre

 

 "A cause de la censure, le cinéma n'est pas encore tout à fait adulte et, ce qui m'irrite le plus, c'est que nous l'avons accepté...J'avais fait un "policier" dont le héros était un ancien de la Gestapo. Or, tout le monde sait que ça n'existe pas les policiers qui ont travaillé sous l'occupation !" Michel Audiard

 

 "Dieu est mort, Marx est mort, et moi- même je ne me sens pas très bien..." Woody Allen

 

 "Ce qui est important, c'est cette lumière intérieure qui est en tous." Jeanne Moreau

 

 "Ceux qui me reprochent un ego gigantesque peuvent toujours le faire, mais dans mon dos comme disait Flaubert, car mon cul alors les contemple" Fabrice Luchini

 

 "Attention ! J'ai le glaive vengeur et le bras séculier ! L'aigle va fondre sur la vieille buse ! - Un peu chouette comme métaphore, non ? - C'est pas une métaphore, c'est une périphrase. - Fais pas chier ! - Ca, c'est une métaphore" Bernard Blier à Dominique Zardi (dans "Faut pas prendre les Enfants du Bon Dieu pour des Canards Sauvages")

 

 "Dans sa vie, John Wayne peut tuer six mille Indiens, jamais il n'abattra un chien ou ne fera de mal à un enfant; c'est ce qu'on appelle "faire une carrière"". Jacques Dutronc

 

 "Mon coeur est à la France, mais mon cul est à moi..." Arletty (accusée d'avoir eu une liaison avec un officier allemand pendant l'occupation)

 

 "De 1858 à 1972, à Lourdes: - guérisons miraculeuses reconnues par les autorités médicales: 34 - guérisons miraculeuses constatées par les autorités religieuses:72 - accidents mortels de circulation sur la route du pélerinage: 4272" Michel Audiard

 

 "Chaque fois que je fume un de ces trucs là, c'est un clou de plus pour mon cercueil..." Humphrey Bogart parlant des cigarettes (mort d'un cancer du poumon en 1957)

 

 "Les cons, ça ose tout, c'est d'ailleurs à ça qu'on les reconnait..." Michel Audiard

 

 "Je crois que François (Truffaut) ne sait absolument pas faire de film. Il en a fait un qui lui correspondait vraiment ("Les 400 coups"), et puis ça s'est arrêté là: après, il n'a fait que raconter des histoires. Truffaut est un usurpateur...S'il pouvait entrer à l'Académie Française, je suis sûr qu'il le ferait...." Jean-Luc Godard "Je crois connaître le titre de ton prochain film autobiographique: "Une merde est une merde." François Truffaut à Jean-Luc Godard

 

 "Dans le cinéma, il n'y a jamais d'idées stupides." Stanley Kubrick

 

 "Qu'est ce qu'on nous reproche dans "La Grande Bouffe" ?, on chie, on rotte, on pète, ça ne vous arrive jamais de péter ?" Michel Piccoli à un journaliste qui l'invectivait pour son rôle dans "La Grande Bouffe"

 

 "Il paraît que pour réussir au cinéma, il faut coucher avec le producteur. T'imagine la gueule du producteur à Sim ?" Coluche

 

 "C'est pas que j'm'ennuie chez vous Franck, mais j'ai les joues qui me brûlent..." Bernard Blier prenant des baffes par Patrick Dewaere (dans "Série Noire")

 

 "Les affaires, c'est l'argent des autres..." Citation du générique du film "L'Argent des Autres"

 

 "Ne hais jamais tes ennemis, ça perturbe le jugement..." Al Pacino à Andy Garcia (dans "Le Parrain III)

 

 "Un marchand de tableaux, c'est un voleur inscrit au registre du commerce..." Michel Audiard

 

 "- Je ne suis pas une fille, je suis un homme! - Et alors, personne n'est parfait ! Jack Lemmon au milliardaire (dans "Certains l'aiment chaud" de Billy Wilder)

 

 "Un GI, quand il rentre du combat, aura un repas, des réjouissances, des récompenses...Un viet n'aura droit qu'à un peu de riz et quelques boulettes de rat..." Marlon Brando (dans "Apocalypse Now")

 

 "Lorsqu'on tue à l'unité, on est un criminel; quand on tue les gens par milliers, on est militaire et on reçoit des médailles..." Charlie Chaplin (dans "Monsieur Verdoux")

 

 "Dans un film, on ne filme pas la réalité, on essaie de filmer des images qui reflètent une réalité !" Stanley Kubrick

 

 "Cannes: un échec constant dominé par les compromis, les combines et les faux pas..." François Truffaut

 

 "Dans l'euphorie du succès du film, personne ne s'est aperçu que la croix gammée est à l'envers sur l'affiche du "Dernier Métro"..." Marcel Berbert (producteur)

 

 "Une seule fois, j'ai connu un immense amour qui m'a consommé tellement il était boulversant et puissant; et je n'ai perdu mon coeur profondément qu'une seule fois et il se peut que ça n'arrive plus jamais..." Gary Oldman

 

 "Si je suis une Star donc un héros ? surement pas. Je suis très bien payé pour ce que je fais, pendant que des tas de pauvres gens feront un sale boulot toute leur vie pour un salaire minable qui fera vivre leur famille. Eux, ce sont des héros, sûrement pas moi !" Gabriel Byrne (accessoirement membre de l'IRA)

 

 "Je veux des films qui excitent, stimulent, choquent, perturbent...Je veux qu'ils prennent des risques, qu'ils soient dangereux, qu'ils explosent au milieu de l'assistance en laissant au plus profond de nos psychés des éclats émotionnels ou intellectuels, des échardes qui nous suivront pour le restant de nos jours." Terry Gillam

 

 "Le plus grand tour du diable, c'est de nous avoir fait croire à son inexistence..." Kevin Spacey (dans "The Usual Suspects")

 

 "La télé, c'est l'éphémère; le cinéma,lui, fabrique des souvenirs..." Jean-Luc Godard

 

 "Godard, c'est mieux qu'un psy: c'est lui qui paye !" Jacques Dutronc

 

 "Je filme les scènes de meurtres comme des scènes d'amour, et les scènes d'amour comme des scènes de meurtres..." Alfred Hitchcock

 

 "Généralement, lorsque je tourne un film, c'est pour continuer les travaux de ma maison. Le seul dont je suis fier, c'est "La Nuit Du Chasseur"..." Robert Mitchum

 

 "Mon héros préféré, c'est Mickey. Tout comme lui, j'ai de grandes oreilles et une grande queue..." Serge Gainsbourg

 

 "L'amour, c'est sale ? Oui, quand c'est bien fait" Woody Allen

 

 "Ne me raconte plus de bobards à partir de maintenant, c'est une insulte à mon intelligence..." Al Pacino à John Cazale (dans "Le Parrain II")

 

 "Autrefois je m'intéressais au pourquoi des choses, maintenant je ne m'intéresse plus qu'au comment..." Marlon Brando (dans "Queimada")

 

 "J'ai échappé à l'armée en me faisant passer pour un psychonévrotique. Ils m'ont pris pour un fou. Quand j'ai rempli leur formulaire, à la rubrique "race", j'ai écrit "humaine". A la rubrique "couleur", j'ai écrit "variable"..." Marlon Brando

 

 "Le monde se divise en deux catégories, ceux qui tiennent un pistolet, et ceux qui creusent. Toi, tu creuses..." Clint Eastwood à Eli Wallach (dans "Le Bon, la Brute et le Truand")

 

 "Quand la légende dépasse la réalité, alors imprimez la légende !" Le Journaliste (dans "L'Homme Qui Tua Liberty Valance")

 

 "Je peux dormir sur mes deux oreilles, mon pire ennemi veille sur moi..." Clint Eastwood à Eli Wallach encore (dans "Le Bon, le Brute et le Truand")

 

 "Vous vous rendez compte, ce type a quand même fait "Le Parrain", "Apocalypse Now". Ce type doit avoir un égo aussi grand que San Francisco..." Gary Oldman parlant de Coppola sur le tournage de "Dracula"

 

 "Un bon film se décline en trois mots: Amour, Haine, Action..." Samuel Fuller

 

 "Je n'accepterais jamais d'entrer dans un club qui m'accepterait comme membre..." Groucho Marx "Je ne comprends pas ces acteurs qui courent 5 kms pour faire plus vrai; moi, je n'ai pas besoin de faire tout ça pour paraître essouflé..." Lawrence Olivier parlant de Dustin Hoffman (dans "Marathon Man")

 

 "Le monde est beau, il mérite qu'on se batte pour lui. Je suis d'accord avec la première partie de cette phrase..." Morgan Freeman (dans "Seven")

 

 "Keaton me disait toujours: Je ne crois pas en Dieu, mais j'ai peur de lui. Moi, je crois en Dieu mais j' ai peur de Keyser Soze..." Kevin Spacey (dans "The Usual Suspects)

 

 "Ai-je une ligne ? Einstein disait qu'il n'y a pas de ligne droite, alors je crois que la mienne est parfaitement courbe" Roman Polanski

 

 "Le monde est petit. Il est aussi méchant..." Lee Van Cleef à Klaus Kinski (dans "Et Pour Quelques Dollars de Plus")

 

 "Je n'aime pas le nihilistes, par contre on peut penser ce qu'on veut du national socialisme du point de vue éthique, c'est quand même une culture..." John Goodman (toujours dans "The Big Lebowski")

 

 Je ne fais pas du cinéma expérimental, ce sont les autres qui font du cinéma commercial. Moi je fais du cinéma. Peter Kubelka.

July, 2006

COLUCHE L'AUTO STOPPEUR

L'AUTO STOPPEUR

 

 

Il est en train de mimer une personne faisant du stop

Faisant comme si il suivait du regard une voiture fonçant à toute vitesse et ne s'arrêtant pas : 


- Salauds! 

- Enfoirés!
- Y'en a pas un qui s'arrêterait!

 

Regardant bizarrement, comme si il y avait une voiture qui s'approchait lentement avant de s'arrêter devant lui...


- Tiens !!!  Qu'est-ce que c'est ça?  ça existe comme bagnole !!!  C'est un truc qu'il a fait lui-même ???

- Pardon ???

- Non, non, j'attends quelqu'un. 

- Quoi, le sac

- Non, non, il est pas à moi.

- Où je vais ??? 

- Vous allez à Paris ???

- Non, à Lyon. 

- Bon ça nous rapprochera toujours un peu.

- Allez!

 

Il mime le fait de rentrer dans la voiture et s'installe...


- ça vaut combien ??? 

-C'est quoi comme bagnole... c'est Français ???

- Ah ben, oui,  ça à l'air costaud.  Et puis ça doit pas être cher. 

- Ah quand même.

- Ben y s'emmerdent pas.  

- Remarquez, s'ils trouvent des couillons pour payer.

- Non j'dis pas ça pour vous, y en a qui en ont besoin.  Moi je risque pas de passer pour un con avec ma bagnole, j'en ai pas. 

- Comme ça je paye pas d'essence, pas d'assurance, pas de vignette, et pourtant j'en ai fait des kilomètres. 

- Je dis : on l'entend bien le moteur... C'est un diesel, non! Ah, au moins, on est sûrs qu'on est pas en panne. 

- Dites ça vous dérange pas que je fume ???

- Qu'est-ce que vous avez comme cigarettes ???

- Des blondes. 

- Oh ben faut pas être difficile.
- Dites, je regarde y a pas d'allume-cigares ???

-  Ils le font en option.

-  Vous aurez pu le prendre, c'est pratique quand même. 

-  Ben non; J'ai pas de feu, vous savez c'est qu'on se charge le moins possible pour pas déranger

 

Il tousse plusieurs fois de dégoût...

 

- Ils le vendent ça ???

- Ils ont le droit ??? 

- J'croyais qu'ils l'offraient avec la bagnole. 
- Dites-donc à cette vitesse là on est pas arrivés.

- Comme ça si on a un accident on l'aura moins vite. 

- Faudrait pas qu'on ait un accident d'ailleurs, il en resterait pas beaucoup de votre mixer.

- Remarquez, on s'en fout on est pas pressés on couchera à Lyon. 

- On essaiera de trouver un hôtel pas cher sur la route de Paris.

- A moins qu'on trouve un mec sympa qui nous invite à dormir chez lui.

- Mais faut tomber dessus. 

- Non, j'dis pas que vous êtes pas sympa.   J'dis que chez vous ça va pas être possible.

-  Vous êtes sûr ???

- Parce que si ça vous dérange, moi ça m'gène.

- Bon, d'accord. 

- Remarquez, c'est pas de refus surtout qu'on a pas bouffé à midi, moi ça va mais c'est le chien, c'est qu'ça bouffe un doberman.  Enfin vous verrez bien ce soir. 

- Oui, parce que vous allez rire, à midi on avait pris un mec avec une bagnole encore plus pourrie que la vôtre, c'est pas pour dire, comme les poubelles, mais moins pratique, y'a pas les poignées. 
- C'est sympa le stop quand même hein! On rencontre des gens, ils vous 
transportent dans leur bagnole, ils vous offrent des cigarettes, ils vous payent à bouffer... Ils vous invitent à dormir.  Y en a même qui vous filent du pognon! 
- Si, pour qu'on se barre.   Mais on donne ce qu'on veut hein.   

- Ah oui, c'est sympa. 
- Dites je pense, vous habitez pas sur la route de Paris si ça se trouve ??? - - Ben pour demain matin, ça va vous faire lever de bonne heure.

- Ben oui, pour nous accompagner sur la route de Paris. 

- Ah ben, il est sympa lui alors;  On monte dans sa bagnole, elle est pas terrible, il nous invite à bouffer, on sait pas si on va pas se blesser en ouvrant les boîtes, il nous invite à dormir, on sait pas sur quoi ont va tomber, si en plus on est obligé de se taper 30 bornes à pied pour sortir  de la ville. 

- Surtout que demain matin, à 5 heures y' aura personne dans les rues. 
- Le temps de faire 30 bornes et de revenir, à 7 heures, vous êtes couché.

- Ah, c'est l'heure à laquelle vous vous levez.  Eh ben, comme ça vous aurez pas besoin de vous lever.

- Dites, je pense à un truc, vous allez pas à Paris avec votre mixer ???

- Non.

- Dommage, on aurait pu vous emmener!

COLUCHE LE FLIC

 LE FLIC

 

 


- Hé ! Vous là-bas. 

- Le gros qu'y s'barre avec le pull bleu.  

- Non, l'autre.  

- Bon, tant pis.  

- Oui,  je sais, j'ai l'air un peu con, mais l'uniforme y est pour beaucoup hein.  - Non, parce que ma femme me le dit toujours : "T'as signé sans réfléchir." 

 - Et alors !  J'ai demandé aux autres, ils ont fait pareil, hein.  Si on avait réfléchi, on aurait pas signé.  Faut pas nous prendre pour des cons quand même.  Remarquez, euh... on rentre pas comme ça dans la police hein! Y'a des examens et tout.  On passe devant des psy,  hein.   Moi, je suis passé devant un,  y m'a dit : "Combien j'ai de doigts?"  

- Alors les examens ! 

- J'ai dit : "J'sais pas. 15?"  
- M'a dit : "c'est bon. Signez là ! Quinze ans."
J'ai eu du bol parce que j'ai dit ça au hasard. J'aurais pu avoir tout faux 
hein.  Et c'est bien l'uniforme, c'est pour draguer les gonzesses:

  
- Hep là-bas! La blonde avec le gosse. Aux pieds.  

- Oui 

- Vous avez vos papiers? 
- J'suis de la police.  Voyons voir, Ginette... 

- Ah, ah, ah! joli nom Ginette. C'est votre petit frère ? Hein.

- Votre fils! Bon, circulez!


-Non, là, c'est un mauvais exemple, mais d'habitude ça marche.  La police, c'est trop ingrat comme métier.  C'est vrai! C'est ingrat la police, parce que par exemple... parce que j'vois, parce que les gens y nous aiment pas. 

 - C'est con.  Parce que nous on est là pour les protéger hein.   Vous avez remarqué les gens ???
- Plus y a de flics autour d'eux, plus ils ont peur.  C'est flagrant, c'est dans 
les manifs, les gens ils ont peur parce qu'on est là.  Bon, on est obligés de 
taper hein.  On le fait pas pour le plaisir, hein. On est obligés hein.  En plus on est obligés de faire gaffe.
Parce qu'il y a les fils des gradés,  ils ont les cheveux longs, on les reconnaît pas, hein.   Et puis y'a les appariteurs.  C'est des mecs payés par la police;  en civil, ils cassent les carreaux et après on dit que c'est les étudiants, tout ça.   Alors on est obligés de faire vachement gaffe.   Eh ben, dis, tu vois pas qu'on taperait sur la gueule à un flic, eh.   Oh, la vache.   Oh, la crise eh.   

- Eh, une fois, c'est arrivé.  On a tapé sur un flic.  Ah, la crise eh.  Ils ont dit que c'était une bavure.   T'aurais vu la gueule de la bavure.  Moi, ça m'a fait passer l'envie de baver.  Impeccable.
Non, mais on est une bande de jeunes, on s'fend la gueule.  J'vois parce que par exemple y a les gens y disent : "La police, c'est un refuge pour les alcooliques qu'on a pas voulu à la SNCF et aux PTT."
Eh ben, j'vais vous dire, franchement c'est exagéré.  Moi je vois hein, je suis pas dans un gros commissariat, mais je vois rien qu'au commissariat que j'suis, y en a au moins, que je dise pas de bêtises, y en a au  moins quatre qui boivent pas! Oh ben, c'est comme dans tous les troupeaux, hein.  Y a des brebis galeuses.
- Nous, on a Robert;  c'est un grand, il est marrant.  L'autre jour, il arrive, il 
gueulait : "J'en ai eu un! J'en ai eu un!".
Il avait arrêté un mec pour état d'ivresse, qui était plus bourré que lui. Vachement rare hein.  Faut dire que le mec, il en tenait une belle.  Il l'avait 
amené, il était sympa, Raymond, y s'appeait, heu...  Cheveux courts, moustache, charcutier, sympa. On a payé le coup et tout.  Alors Robert y disait : "Mais faut pas... reste"  Alors l'autre y disait: "Ben, justement heu, j'me dépêche de rentrer passe que vu dans l'état que j'suis... je risquerais d'avoir un accident!".  Après ils 'ont fait un concours de ballons. Dis, t'aurais vu la gueule des ballons.   T'avais des couleurs qu'étaient même pas marquées dans le manuel.  C'est Robert qu'a gagné.  Ah non, mais il est balèze aux ballons hein.   Il s'entraîne.  

- On s'fend la gueule! L'autre jour y a un beatnik qui vient pour changer sa 
carte d'identité. Alors Robert y lui dit... parce que Robert y déconne tout le 
temps.  Alors Robert y dit, euh... : "Tu me donneras l'adresse de ton coiffeur!"  On lui a cassé la gueule.  On s'est marrés.  Ah non, mais on fait gaffe hein.  On tape avec le plat de la main. Comme ça, dans les côtes. Alors ça fait ach'ment mal mais, euh, ça fait pas de traces. Ah non. Parce que on n'a pas droit aux traces.  Parce que les mecs quant ils ont des traces, y paraît qu'y peuvent porter plainte.  Remarquez, heu, y faudrait qu'y viennent au commissariat pour porter plainte.  J'les plains les mecs.  Non, dans l'ensemble y viennent pas.  On n'a pas à se plaindre.
- Alors après, heu... on l'avait attaché à la grille. Alors Robert a été cherché 
sa tondeuse, parce que Robert il a une tondeuse, mais ça c'est à lui hein, c'est pas fourni.  Alors, l'autre, il avait les miques, mais on lui a pas coupé;  parce qu'une fois, y en a un, il avait coupé les cheveux à un beatnik, et ben, il a eu un avertissement. Ah non.  Mais on ne rigole pas avec ces trucs-là hein.  Parce qu'au bout de 30 avertissements, on peut avoir une blâme.  Et au bout de 30 blâmes, on passe devant un conseil de discipline et on peut être dégradé.  Robert y s'en fout, lui, il est pas gradé.  Hein, C'est un métier où qu'on en voit de drôles.  Tiens, l'autre jour j'étais de faction à une intersection affectée à la surveillance des usagers.  En clair, je bullais à un carrefour. Il arrive un mec qui tournait autour de moi avec un papelard. On aurait dit qu'il cherchait une rue ou quelque chose. Il osait pas s'adresser à moi, on aurait dit qu'il avait peur.  Voyez le genre.   Un type  louche, un peu basané, voyez... Parce qu'on nous apprend à reconnaître les mecs louches, attention! c'lui-là, si vous voulez il était pas franchement louche mais il était franchement basané.  Alors je dis rien. Il  s'approche, Il  tourne, et puis, je sentais qu'il osait pas.  Voyez, y venait, mais y venait tout doucement voyez. C'était le genre de mec patibulaire tu vois, mais presque.  Finalement il s'amène et puis il me dit, euh : "Pardon, missieu l'agent, s'y you pli, excousi-moi s'y you plit. As c'que s'y  you pli vous pouvi m'indiquer ou ça qui li, heu... li commissariat di 'paulice li pli proche, s'y you pli, excousi moi, passe qui j'y perdi mi papier d'identiti. J'voudri faire une diclaration, s'y you plit, excousi-moi".
- J'me suis dit : "Toi mon p'tit gars, t'as pas la conscience tranquille!"
- J'y ais dit : "Aouais! vous avez vos papiers?"
- Il les avait pas. .. 

- J'te l'ai emmené au commissariat.

COLUCHE LE CLOCHARD ANALPHABETE

LE CLOCHARD ANALPHABETE


 


- Hé! Camarade !

- T'as pas cent balles? 

- Cent balles? 

- Enfoiré, va ! 

- Allez ! Va bosser 
- Va, la France a besoin de toi ! Tu y diras qu'elle m'attende pas, j'vais être en retard aujourd'hui hein.   

- J'suis peinard, moi, j'ai besoin de rien hein. 

- J'habite une petite piaule, là. C'est grand comme un placard, j'ai tout le confort sur le palier. 

- J'suis bien.   Mais j'bosse pas, j'vis de récipients comme ça. On s'emmerde pas, les flics m'ennuient pas, J'ai mes papiers en bon uniforme. 
J'suis peinard. J'habite avec Ahmed, un philosophe arabe, un pauv' garçon, il parle pas bien, il a une maladie des boyaux de la tête. C'est ses parents qui l'ont secoué quand il était petit et puis ça s'est mélangé. Maintenant, y a un merdier là-dedans! J'voudrais pas habiter là moi, hein! Pour vous donner un exemple, l'autre jour je l'ai envoyé faire une course à la Belle Jardinière, il 
est resté deux plombes parce qu'il voulait parler au Beau Jardiner. Voyez un peu le genre ??? 

- Alors dis donc, moi déjà j'suis pas malin, mais alors lui... Il est analphabète, comme ses pieds, et puis on comprend rien à qu'est-ce qui dit.  Il a un accent! Ah dis donc! On pourrait y accrocher son pardessus. 

- Sans ça, il est sympa. Mais j'habite pas avec lui à cause de l'odeur. Oh le salaud.

- L'autre jour, il avait les mains sales, on aurait dit ses pieds, dis donc.  Vous savez des clochards,  j'en ai déjà vu des dégueulasses hein. 

- J'ai vu des mecs qui portaient des vêtements pas propres hein, mais lui, il est porté par ses vêtements. 

- Sans ça, physiquement, il est agréable. De face on dirait un peu Tabarly voyez... mais de profil on dirait son bateau quand même. 

- Ah! il est peinard, il peut fumer sous la douche hein! Il est philosophe, Ahmed.

- Il a des idées sur tout, il a surtout des idées hein.

- Il dit toujours : "Le changement c'est quand que on prendra les Arabes en stop!" 

- Il est pas arrivé le pauv' mec hein. 

- Ah, nous on n'est pas des enfants prodigues hein.  On nous a pas inculpé les bonnes manières alors. 

- Ma mère elle me disait toujours : "T'es une andouille toi, t'es la troisième roue du carrosse..." Eh dis donc, tout le monde peut pas être sorti de la cuisine à Jupiter hein.

- La société n'a pas voulu de nous, qu'elle se rassure. On ne veut pas d'elle.   Elle a qu'à nous foutre tranquille.  C'est pas nous qu'on irait y mettre des bâtons dans les trous.
- L'hiver on ramasse des cartons, on a bien chaud et puis l'été on s'fait emballer par les bleus.  Ils nous emmènent à la campagne pour nettoyer tout ça. 

- Trois mois, y a du boulot hein.  On part en autocar sur l'autoroute, alors on voit les mecs qui partent en vacances. Ils s'arrêtent sur le bord pour bouffer. - Alors Ahmed il leur fait : "Bande abrutis!" 

- Alors ils font : "Merci!" 

- On s'fout de leurs gueules hein.  Hé dis donc c'est un prêté pour un vomi... 

- Ou pour un rendu, oh oh! Et encore vous plaignez pas. Si Ahmed était venu hein, moi je parle bien  français à côté de lui.

- Lui, il dit toujours : "Li francais ji li parle très mio qu'vous et je vous merde!" - On n'est pas des lumières. 

- C'est pas comme mon frère. 
- J'ai un frère à la télévision, Il a fait toutes les études qu'on peut faire.   Il 
aurait pu être notaire ou des conneries comme ça, hein.  Finalement il est 
ingénieur à Grenoble, mais euh... Il me dit plus bonjour hein.  Ah il me connaît plus maintenant, il est fier comme s'il avait un bar-tabac pareil.  Mais c'est pas un con, faut pas croire.  Quand il était petit il écrivait des poésies vous savez sur l'amour, les oiseaux... des conneries comme ça quoi, mais mais bien hein... un peu le genre Beaudelaine, voyez ???

- Il a eu un accident, j'suis t'allé chez lui.

-  Oh la vache!  T'arrives la-dedans, ça brille. C'est que de la glace et de la dorure, dis donc. Tu croiras la caserne d'Ali-Baba, tu vois ???  
- C'est beau là-dedans.  Il doit gagner des sommes gastronomiques lui. Puis alors, ils ont des grands clébards tout plats, marron avec taches qui se font faire exprès.   C'est des croisements de chiens loups avec des sarah bernhardt. 

- Un truc comme ça.  Il a eu un accident de cheval, il était sauté plus haut que le cheval, il est retombé après.  Il s'est écrasé. 

- Y a un nom. 

- C'est les choses de la vie.  C'est les gesticules. 

-  Mais bien hein.

- Jusque-là hein.

- ça lui avait foutu des coliques... frénétiques.   Ils étaient drôlement emmerdés. Alors, ils z'ont fait venir un savon de Marseille. 

- Le mec a dit : "Faut vous faire opérer des amygdales." 

- Alors.

-  Ah!  Il bosse... C'est pas un con, c'est pas comme moi, hein! Moi j'suis con mais que le dernier qui m'a vu bosser, il est pas jeune, hein!

COLUCHE SOIS FAINEANT

Sois fainéant

 

 

 

A toi l'enfant qui viens de naître
je dois dire pour être honnête
Que c'est pas en travaillant
Qu'on trouve le bonheur sur Terre
J'en veux l'exemple que mon père
Qui vit l'jour de son enterr'ment
Qu'il était l'plus riche du cim'tière

Soit fainéant sois fainéant
Tu vivras content
Sois fainéant, sois fainéant
L'avenir t'attend

Plutôt que d'apprendre à l'école
Baise et collectionne les véroles
La méd'cine fait quelques progrès
Tandis qu'à gagner du bagage
Tu n'aboutis qu'au chômage
Où déjà sont entassés
Ceux qu'ont cru en la société

Sois fainéant, sois fainéant
Tu vivras content
Sois fainéant, sois fainéant
L'avenir t'attend

Moins tu en fais, plus tu l'espères
Plus ta santé déjà précaire
Te libère de ses tourments
Gagner ta vie ne vaut pas l'coup
Attendu que tu l'as déjà
Le boulot y en a pas beaucoup
Faut le laisser à ceux qui aiment ça


Soit fainéant, sois fainéant
Tu vivras content
Sols fainéant, sois fainéant,
L'avenir t'attend


Si jamais tu voles un copain
Tu en auras moins de chagrin
Que si tu n'as pas à manger
Et si t'as la main sur le cœur
N'hésite pas à la couper
Tu entendras moins les moqueurs
Si c'est toi qui les a roulés


Sois fainéant, sois fainéant
Tu vivras content
Sois fainéant, sois fainéant.
L'avenir t'attend


Si jamais tu voles un couillon
Qu. t'envoie tout droit en prison
Dis-toi qu'il est plus mal logé
Car pour payer ta pitance
Tandis que tu f'ras pénitence
Lui qu'est si fier de t'enfermer
Faudra encore qu'il aille bosser


Sois fainéant, sois fainéant
Tu vivras content
Sois fainéant, sois fainéant,
L'avenir t'attend


Voilà c'était mon héritage
Comme tu vois j'ai fait mes bagages
Je te laisse avec ta môman
Tu perds rien, j'ai pas l'gros lot
Et tant pis mur toi si je triche
Tu s'ras p't'être un enfant d'salaud
Mais tu s'ras pas un fils de riche


Sois fainéant, sois fainéant
Tu vivras content
Sois fainéant, sois fainéant,
L'avenir t'attend

COLUCHE MISERE

MISERE



- De Jean-Louis Chautard et Gérard Grandjean sur une musique de Pierre Bénichou et Marie Grospierre : Misère...
- Euh, Misère est le nom, euh, qu'un type a donné à son chien, parce qu'il est comme lui, Il l'a trouvé dans la rue si vous voulez et que, euh, il est comme lui alors il le comprend, parce que comme il est dans la rue aussi, euh... il le comprend...

- Je me comprends, je me comprends.
- Des fois on a plus de contacts avec un chien pauvre qu'avec un homme riche.
- Paf, dans la gueule, ils en prennent plein la gueule, ils s'en rendent même pas compte.
- Je vais me tirer. Là-dedans il fait chaud.

 

- De Jean-Louis Chautard et Gérard Grandjean sur une musique de Pierre Bé nichou et Marie Grospierre : Misère.
- Euh, je vous le dis tout de suite, ma chanson, elle passe pas à la radio et vous la verrez pas à la télévision non plus, hein!
- Je vous le dis tout de suite, mais elle s'en fout, elle a quelque chose à dire!
- C'est pas comme les chansons qu'on voit à la radio et qu'on entend à la 
télévision, hein.
- D'ailleurs que c'est comme ça qu'on les reconnaît celles qui peuvent passer à la télévision hein.
- C'est parce qu'elles ont rien à dire.

- Paf!  Ah dis donc, qu'est-ce que j'leur mets dans la gueule, hein.
- Ils chantent des conneries, des conneries, des conneries...
- Je m'excuse, mais merde.

- Mais j'm'excuse hein!
- Alors tout ça, la chanson est une industrie parce qu'une poignée d'imbéciles a réussi à être moins conne que le reste! Y'a de quoi se vanter, j'vous jure.
- Je m'excuse, mais merde.

-  Je m'excuse.  Tout ça pour du fric, du fric, voilà.
- Et pour manger du caviar à la louche.  C'qui faut être snob hein.

- Entre nous...C'est pas meilleur à la louche.

 

-De Jean-Louis Chautard et Gérard Grandjean sur une musique de Pierre Bénichou et Marie Grospierre : Misère

Misère, misère


- Quoi ??? Qu'est-ce qu'il y a ???   

- De toute façon ça va pas durer, hein.

- ça va être interdit la vente forcée comme ils font là.  Parce que si on vous passe des conneries, des conneries toute la journée, vous finissez par les acheter, hein.

- Vous n'êtes pas raisonnables non plus.
- Quand on pense qu'il suffirait que les gens ne les achètent plus pour que ça ne se vendent pas.
- Hé... de toute façon ça va changer le métier! Parce que y a pas que dans la chanson que c'est comme ça.
- Dans le cinéma c'est pareil.

- Moi ,j'ai un copain il fait un court métrage sur les chiens d'aveugle. Eh ben, les producteurs en voulaient pas sous prétexte que les aveugles vont pas au cinéma.

- Merde alors!
- Il était très bien son film, hein.

-  Moi j'l'ai vu.

- Moi ça m'intéresse pas je suis ni chien ni aveugle mais quand même! Il était très bien.

-  Alors maintenant si les gens ne s'intéressent plus aux choses qui intéressent pas les gens sous prétexte que ça les intéressent pas.

- Où on va alors ???
- Quelle misère!

 

- De Jean-Louis Chautard et Gérard Grandjean sur une musique de Pierre Bénichou et Marie Grospierre : Misère...

 

 

Misère, misère!
C'est toujours sur les pauvres gens
Que tu t'acharnes obstinément
Misère, misère
ça sera donc toujours les salauds qui nous bouff'ront
L'caviar sur l'dos
Misère, misère!
Tu te fais l'ennemie des petits
Tu te fais l'alliée des pourris
L'argent ne fait pas le bonheur des pauvres
Ce qui est la moindre des choses
Convenons-en
Convenons-en
Misère, misère!
Peut-être qu'un jour ton président
Sentant monter notre colère
Misère, misère!
Devant les peuples sans frontières
Alors il s'en mordra les dents
Misère, misère!
Tu repartiras d'où tu viens
En emportant tous tes chagrins
Et j'te..
L'argent fera bien le bonheur des pauvres
C'qui sera la moindre des choses
Convenons-en
Convenons-en!


 

COLUCHE GERARD

GERARD

 

 

(Il arrive complètement pompette, le nez rouge et ne tenant pas énormément sur ses jambes...)

 

- Gérard !!!

- Faut que je te parle. Ta mère et moi nous t'avons élevé jusqu'à présent. 
Surtout ta mère.

- Évidement, imbécile.  Je travaille toute la journée, ta mère elle a que ça à foutre.
- Je dis pas qu'élever huit gosses c'est pas du travail, je dis : ta mère, elle a 
rien a foutre.  D'ailleurs, tu pourrais l'aider et ainsi donner l'exemple. Au lieu de ça, Monsieur donne un autre exemple.

- Gérard, tant que tu passais tes journées à écouter MicK Jéjère et les Beatles, passe encore, mais que tu fumes du hackique... non!

- Ta mère en a trouvé dans tes poches et tu nous empestes les cabinets avec ça.
- Gérard, j'ai été trop bon avec toi quand tu as abandonné lâchement tes études.  Tu aurais pu aller jusqu'au bac, pour faire plaisir à ta mère.  Si tu avais eu ton bac, tu aurais put être, j'sais pas moi...

- T'aurais pu être... 

- T'aurais pu t'inscrire au chômage.

- Chômeur, oui mais au moins tu aurais été un chômeur honnête.  Au lieu de ça Monsieur fume du hackique avec les biknites.

- Fais attention Gérard, fais attention, tu es sur une pente savonneu... 
- savonneu... 

- savonneuse aujourd'hui.

- Crois-en l'expérien... 

- l'expérience d'un vieux routier, sympa:
- Aujourd'hui, c'est un petit verre qu'il te faut, mais demain, tu en fumeras tout 
un paquet.  Sans parler de la honte qui retombera sur ta pauvre mère.
- Oui, ben moi je m'arrange, je... 

- Je te demande pas ton avis, je m'arrange avec la honte, s'il te plaît, je traite directement. Je te demande... 

- C'est pas moi qui... suis t'en cause. 

- bon s'il te plaît Gérard. 

- Oui, ben le pinard c'est pas interdit que je sache, alors y doit quand même avoir une raison, hein. 

- Ah elle est jaunie la jeulesse.

- hein ???

- Le contraire... si tu veux. 

- Nous comme jeunesse on avait la guerre mondiale, mondiale on l'avait la guerre, les restrictions, pas d'pinard... Rien... 

- On a souffert hein! Alors après quand ça a été fini tout le monde s'est mis à la fêter l'armristrice, d'un seul coup, alors on a bu pour fêter l'armr...

- victoire. 

- Alors les vignerons se sont dit tiens.  euh, ça marche, alors ils ont fait de l'excédent et depuis nous on picole pour éponger l'excédent mon p'tit pote, on rend service à la France nous, on lui rend service on est des patriotes, tu peux pas comprendre t'es pas patriote avec ton hackique. 

- C'est quand même pas mon fils drogué qui va me reprocher à moi d'être 
patriote, sans blague.
- Quand on a vu qu'on avait perdu la guerre, on s'est dit on va faire des gosses, on n'aura pas l'air con la prochaine fois. Regarde ce qu'on a, des biknites... 

- Ils veulent pas la faire la guerre... Même les jeunes Allemands ils veulent pas la faire y paraît, t'as qu'à voir dans quelle merde on est.
- Les jeunes, j'vous comprend pas.  Voilà quand on n'est pas cool, on est speed et quand on n'est pas freaks vous flippez. ah oui vous vous intéressez pas aux journaux, vous regardez pas la télévision, vous suivez même pas le football... 
- Tu sais qui c'est toi Ujlaki, Stabienski, Kopa, Winienski ??? 

- Il sait pas, voilà, c'est les plus grands Français qu'on a eu du monde.

- Alors ignare.  Mais vous les biknites, vous vous enfermez dans des piaules avec du hackique et vous chantez des chansons tristes.

- A 40 ans, vous serez des loques humaines.  Quand on voit la tristesse des biknites, on comprend pourquoi c'est interdit le hackique et on se dit que le pinard ça devrait être obligatoire. 

-Ah ben heureusement qu'on vous a pas attendus en 40.

- Elle aurait été jolie la France d'aujourd'hui, tiens!

July, 2006

ANTOINE DE SAINT-EXUPERY A DIT :

Il est des victoires qui exaltent, d'autres qui abâtardissent. Des défaites qui assassinent, d'autres qui réveillent !!
 
L'amour, on ne le discute pas, il est !
 
La raison d'aimer, c'est l'amour !
 
Les vrais miracles, font peu de bruit !
 
On est de son enfance, comme on est d'un pays !!!!!!
 
L'esclave fait son orgueil de la braise du maitre !
 
Ce n'est point donner que de perdre !
 
Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve une réalité !
 
Le véritable enseignement n'est point de te parler, mais de te conduire !!
 
Moi je respecte d'abord ce qui dure plus que les hommes !
 
Ce qui importe ce n'est pas d'arriver, mais d'aller vers !
 
Nous sommes riches aussi de nos misères !
 
Le langage est source de malentendus !
 
L'occasion manquée est celle la même qui compte !
 
Si tu ne donnes plus, tu n'as rien donné !!!
 
Tu es responsable de ce que tu as apprivoisé !!
 
Ce n'est point être libre que de n'être pas !!
 
Ni l'intelligence, ni le jugement ne sont créateurs !
 
Aimez ceux que vous recommandez, mais sans le leur dire !
 
Et si l'on peut te prendre ce que tu possèdes, qui peut te prendre ce que tu donnes !
 
Toutes les grandes personnes ont d'abord été des enfants, mais peu d'entre elles s'en souviennent.
 
J'ai toujours aimé le désert. On s'assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n'entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence...
July, 2006

COLUCHE LA PUBLICITE

LA PUBLICITE

 

 

 

- La publicité à la télévision, ça s'adresse uniquement aux débiles mentaux. J'le dis parce que si y en a parmi vous, ça s'adresse à eux... Les autres, circulez, y a rien à voir.  Allez hop.
- Ben, y en a beaucoup qui restent, hein.  C'est sympa. on se sent moins seul.
- Alors, la publicité à la télévision par exemple vous avez, surtout c'est pour 
les lessives.  Je sais pas, on doit en manger parce que y nous en vendent. 
- Heu... hou la la!
- Alors par exemple vous avez :
- Madame, je vois que vous achetez un baril d'Ariel, si j'vous l'reprends et que je vous en donne deux où y a rien d'écrit ???
- Oh ben non alors. 
- Heu, heu.  Vous voyez, il faut vraiment être con mur pas prendre deux  barils à la place d'un.  

- Hé, vous imaginez la bonne femme qui dirait :
- Ah ben merci, vieux.  Salut hein. Allez hop là.
- Allez, revenez, ça va pas.  Coupez!  On va la refaire. c'est pas bon...
- Et puis qu'est-ce que vous avez aussi ??? 

- Vous avez le nouvel Omo. 

- Ah! Il est bien le nouvel Omo.

- C'est celui qui lave encore plus blanc que blanc.

- Moi, j'avais l'ancien Omo qui lavait plus blanc et il lavait déjà bien hein.
- Mais maintenant il y a le nouvel Omo qui lave encore plus blanc.
- Moi j'ose plus changer de lessive, j'ai peur que ça devienne transparent après. 
- J'ai déjà l'air con avec des rayures, hein. 

- Ils rigolent en plus.

- Bon. Parce que j'suis allé voir Mr. Omo et j'y ai dit : "Dites donc, je m'excuse de vous déranger pendant le repas..." 

- Parce qu'il était à table avec des enzymes à lui.  

- Alors il était là... 

- J'y ai dit : Je m'excuse de vous déranger, Monsieur Omo.  Le nouvel Omo, est ce qu'il lave plus blanc que l'ancien Omo ??? 
- Heu... il lave plus blanc, le nouvel Omo!
- Mais l'ancien Omo, il lave... moins blanc alors?
- Non, l'ancien Omo, Il lave... blanc!
- Ah bon... Parce que moi, heu, blanc, je sais ce que c'est comme couleur c'est blanc. 

- Moins blanc que blanc, je m'doute. ça doit être gris clair.

- Mais plus blanc que blanc j'vois pas.

- Qu'est-ce que c'est comme couleur ???
- C'est nouveau, ça vient de sortir!
- Ah bon, on peut pas discuter alors ???

- Bon. C'est pas là, c'est pas là, attends.

- Hé, alors.

- Le nouvel Omo c'est celui qui lave la tache qui est cachée dans le nœud du torchon.
- Vous avez vu ça à la télévision ??? 

- Y a le torchon, C'est deux gonzesse qui font la publicité, complètement abruties.  Y en a une, elle sait même pas qu'il y a un nouvel Omo.

- Heu... l'autre, elle dit : "Ben dis donc ? T'en as fait une grosse tache sur ton torchon."
- Elle est triste la gonzesse, elle a vu la grosse tache. Et l'autre elle est 
toute gaite.

- Elle dit : "Ah! Ouaf, ouaf!"
- Elle est toute gaite, alors elle dit :
- "Bon ça fait rien avec mon nouvel Omo!"'
- Alors l'autre elle sait même pas que ça existe le nouvel Omo.
- Quoi! , Y a un nouvel Omo
- Alors l'autre :"Ben oui hé con."
- Et alors elle dit : "Regarde bien le nouvel Omo. Tu vois la grosse tache sur le torchon ???

- Je fais un noeud. Tac... et plus la tache!

- Et l'autre elle est sciée.

- Le nouvel Omo, ça lave la tache qui est cachée dans le nœud du torchon. - Mais il est bien le torchon après. Il est propre. Il est aussi propre qu'avec l'ancien Omo sans faire le nœud. 

- C'est plus long, faut faire les nœuds.
- D'ailleurs, celui qui a 5 kilos de linge, il fait les nœuds le lundi, il fait la 
lessive le mardi et puis après il a toute la semaine pour défaire les nœuds. 
- Parce que les nœuds qui ont été dans l'eau, bonjour hein.
- Qu'est ce qu'il y a encore comme lessive? Y'a Persil antiredéposition! Ah, voilà une lessive qu'elle est bonne.   Et pourquoi qu'elle est meilleure que les autres, s'il vous plaît ???

- Eh bien parce que c'est écrit dessus. 

- C'est parce qu'elle est an-ti-re-dé-po-si-tion.
- Y en a six qui suivent. C'est intéressant hein ?
- Bon, Eh oui, monsieur. C'est écrit dessus qu'elle est meilleure que les autres comme lessive Persil, parce qu'elle est antiredéposition.
- Je pose une question maintenant.

- Je pose une question.
- Qu'est-ce qu'elles font les autres lessives ???
- Hein, Qu'est-ce qu'elles font les autres lessives ???
- J'attends.  Les autres lessives, elles soulèvent la crasse qu'y a dans les 
fibres, elles lavent la crasse qu'y a dans les fibres et après qu'est-ce qu'elle 
devient la crasse propre.
- Elle se "re dépose" dans les fibres, on vous l'a déjà dit et répété!
- Tandis qu'avec Persil antiredéposition non! Persil antiredépositon soulève la crasse qu'est dans les fibres et après elle l'a retient avec ses petits bras 
musclés tandis qu'avec le pied elle tape dans la machine : "Enlevez le linge, je retiens la crasse."
- Alors la Mère Denis arrive sur sa tornade blanche en poussant son cri :
"Mère Deniiiis!"  Ah non, ça c'est Gueule de Rak. J'les confonds toutes les deux, moi.

- Bon,  elle arrive, elle retire le linge et la crasse s'en va dans l'égout avec la couleur puisque justement c'est de là que vient l'expression bien connue... - On ne souffle pas!
- Les goûts et les couleurs.  Merci quand même
- Bon. Alors voilà. Qu'est-ce qu'il y a encore. 

-  Ah!  Ah oui.

-  Y a des fois, y a des publicités formidables.
- A la télévision, il y a ce qu'on appelle les classique de la publicité audiovisuelle.
- Alors vous avez : "Vivagel bien sûr!" De Jacqueline Muette. Une ancienne speakerine... ça les esquinte hein.

- Elle arrive, elle est assise sur sa petite chaise : Avant votre émission préférée faites un poisson surgelé.  Viiivagel ben sûr ça fout les moules.
J'en ai acheté pour voir.  C'est des poissons carrés avec les yeux dans les 
coins. Vous enlevez la tête et la queue, il reste un bouillon de cube et de la 
sciure.
- Bon. Qu'est-ce qu'y a encore.

- C est fini on se calme.
- Ah! Y a les contrepèteries qu! sont très bien.  Par exemple vous avez :
"Mammouth écrase les prix" qui vous fait dans l'autre sens "Mamie écrase les prouts!" 
- Eh oui madame, vous avez trouvé.  C'est encore un militaire qui gagne une tringle à rideaux.
- Heu! Qu'est-ce qu'y a encore ???

-  Ah! Y a ce qu'on appelle aussi, à la télévision, les campagnes jumelées. Pendant trois semaines, ils font les dragées Fuca...  Les dragées Fuca... Voyez ??? 

- Chlaf! Faut tes prendre par deux. ça fait : un, deux, trois! Chlafff!
- Les dragées Fuca c'est un peu comme les Bisons Futés, c'est pour éliminer les bouchons, mais les Bisons Futés c'est sur les routes, les dragées Fuca c'est dans les chiottes quoi.
- Alors, pendant trois semaines, ils font les dragées Fuca.  Chlafff! Chlafff! Deux le matin, rien le soir.
- Pardon, monsieur, la pharmacie siou plaît?
- Suivez la ligne jaune!
- Et après. pendant trois semaines, ils font Ajax WC qui nettoie tout, du sol au plafond!
- C'est pour le cas où qui y en aurait qui atteindraient le plafond, voyez. Parce que des fois, on n'a pas le temps de s'asseoir avec les dragées. Celui qui rentre dans les chiottes, Chlafff.  Entièrement moucheté... C'est pour ça qu'y a des verrous dans les chiottes.
- Je m'disais : pourquoi qu'ils mettent des verrous dans les chiottes ??? De toute façon, le mec qui est dedans y va pas sortir hei.

-  En général il est venu de son plein gré, exprès tout seul.
- C'est pour éviter qu'il y en ait un autre qui rentre et qui a pris les dragées 
Fuca... Chlafff! Et qui vient pour la deuxième couche. Et alors :"Merde, y a quelqu'un! Merde!".
- C'est salaud.

- Bon, alors. Heu, qu'est-ce qu'il y a encore ???
- Ah! Y en a deux, formidables, qui passent après le journal télévisé, quand on mange. C'est après le Docteur Gicquel...
- Docteur Gicquel il arrive. Toute la misère du monde! Il a dû être mazouté avis les autres oiseaux là-haut hein? Dans les dégazages.
- Quand y a un avion qui s'écrase dans le monde, c'est sur les pompes à Roger Gicquel! 

- C'est toujours des informations épouvantables : "Un chien a mordu une vieille dame...", Vous vous rendez compte de la vie de ces pauvres bêtes :
être obligées de manger des vieux. Tout ça... Une horreur!
- Alors, juste après quand on est à table y a deux nouvelles pubs : Y en a une c'est pour les semelles qui absorbent les odeurs.  
- Mon mari puait des pieds, les chaussettes collaient dans le fond, tout ça!
- Tu veux encore du jambon pour finir ta purée?
- Non. ça va, merci!
- Et y en a une autre c'est le tampon qui s'écarte tout seul dans le bocal.
- Dégueulasse!
- Et y a des mecs qui écrivent pour avoir l'adresse du bocal!
- C'est une horreur!
- Bon! Qu'est-ce qu'y a encore ??? 

- Ah oui! Dans les lessives, alors là vous pouvez  vérifier C'est écrit sur le paquet, vous avez par exemple Gamma, la lessive poids lourd.  Pour laver les camions.
- Vous avez Calgon.  C'est la lessive qui lave l'eau avant de laver le linge, pour  le cas où qui y aurait des cons qui laveraient leur linge à l'eau sale! Voyez ???
- Et puis vous avez Bonusque qui lave aussi propre à l'envers qu'à l'endroit, 
parce que avant la lessive elle était con! Elle lavait le devant et puis elle se 
barrait!
- C'est terminé! Maintenant les enzymes y font le tour :  V'nez voir, y a encore à becqueter derrière!
- C'est bonusque hein.  A pas confondre avec Guy Nusque, hein. 

- Non,  parce que c'est en paquet aussi... mais faut amener son cadeau hein!

July, 2006

PROVERBES DU MONDE ....

Proverbes Africains
 
 
 
Que celui qui n'a pas traversé, ne se moque pas de celui qui s'est noyé !!
 
Le mensonge donne des fleurs, mais pas des fruits !
 
Le viel éléphant sait où trouver de l'eau !
 
Au bout de la patience il y a le ciel !
 
La langue qui fourche fait plus de mal que le pied qui trébuche !
 
L'erreur n'annule pas la valeur de l'effort accompli !
 
Un vieillard qui meurt c'est comme une bibliothèque qui brûle !
 
Ce qui est plus fort que l'éléphant c'est la brousse !
 
Pour qu'un enfant grandisse, il faut tout un village !
 
C'est au bout de la vieille corde qu'on tisse la nouvelle !
 
On tarde à grandir, on ne tarde pas à mourrir !
 
Une pirogue n'est jamais trop grande pour chavirer !
 
C'est celui qui n'a jamais excercé qui trouve que le pouvoir n'est pas plaisant !
 
Au chef, il faut des hommes, et aux hommes un chef !
 
Le feu qui te brûlera, c'est celui auquel tu te chauffes !
 
On est plus le fils de son époque, que le fils de son père !
 
Le borgne n'a qu'un oeil, mais il pleure quand même !
 
Quand on a mangé salé, on ne peut plus manger sans sel !!
 
L'eau chaude n'oublie pas qu'elle a été froide !!!
 
La figue ne tombe jamais en plein dans la bouche !!
 
Le léopard ne se déplace pas sans ses tâches !!
 
Ne telasse pas de crier ta joie d'être en vie, tu n'entendras plus d'autes cris !
 
Il faut façonner l'argile pendant qu'elle est molle !!
 
 
 
Proverbes Arabes
 
 
 
Le paradis de la terre se trouve entre les seins d'une femme, sur le dos d'un cheval, dans les pages d'un livre.
 
Le trop de quelque chose est un manque de quelque chose !
 
Qui mange seul s'étrangle seul !
 
Là où la diplomatie a échoué, il reste la femme !
 
Il n'y a pas de malheure pire que celui qu'on a !
 
Le monde est du côté de celui qui est debout !
 
On s'instruit sans agir, laboure sans semer !
 
Chercher à se justifer quand on est pas coupable, c'est s'accuser !!
 
Une poignée d'abeilles, vaut mieux qu'un sac de mouches !!!
 
Une petite maison en ruine, vaut mieux qu'un Palais en commun !!
 
Jette le chanceux dans la rivière, il en ressortira avec un poisson dans la bouche !
 
Si tu veux que quelqu'un n'existe plus cesse de le regarder !!!
 
Un grand parleur n'aime pas à en trouver un autre !
 
La mort d'une bonne action c'est d'en parler !
 
La beauté est une demi faveur du ciel, l'intelligence est un don !
 
Ne dis pas tes peines à autrui, l'épervier et le vautour s'abattent sur le blessé qui gémit !!
 
La fatigue est la ruine du corps et l'inquiétude la faucille de l'âme !!!
 
L'encre du savant est aussi précieuse que le sang du martyr !
 
Mesure la profondeur de l'eau avant de t'y plonger !
 
La vie est un désert dont la femme est le chameau !
 
 
 
 
Proverbes chinois
 
 
 
 
On ne rassasie pas un chameau en le nourrissant à la peitte cuillère !
 
Plus les sentiments sont distants, plus les politesses sont nombreuses !
 
On peut être intelligent toute sa vie et stupide un instant !
 
Qui fait l'âne, ne doit pas s'étonner si les autres lui montent dessus !!
 
Si vous ne voulez pas qu'on le sache, mieux vaut encore ne pas le faire !
 
Ne vous mettez pas en avant, mais ne restez pas en arrière !
 
La langue bute toujours sur la dent qui fait mal !
 
Les trentes premières années se passent à ne pas pouvoir se réveiller, les trentes suivantes à ne pas pouvoir s'endormir !
 
Il est plus facile de déplacer un fleuve que de changer son caractère !
 
Si perçante soit la vue on ne se voit jamais de dos !
 
Pour bien faire mille jours ne sont pas suffisant, pour faire mal un jour suffit amplement !
 
Mieux vaut les critiques d'un seul, que l'assentiment de mille !
 
Quand un parole est lâchée, même quatre chevaux seraient en peine pour la rattraper !
 
Un ami s'est une route, un ennemi c'est un mur !
 
La porte la mieux fermée est celle qu'on peut laisser ouverte !
 
Connaitre son ignorance est la meilleure part de la connaissance !
 
Point n'est besoin d'élever la voix quand on a raison !
 
Les excès tuent plus surement que les épées !
 
Quand on suit quelqu'un de bon on apprend à devenir bon, quand on suit un tigre, on apprend à mordre !
 
Etre homme est facile, être un homme est difficile ! 

LOUIS DE FUNES A DIT :

" Les gens sont des comédiens, nous, nous sommes des acteurs !
 
Ce ne sont pas les attitudes que je trouve comique, mais les états d'esprit.
 
Le comique ce n'est pas seulement du talent, mais c'est surtout un don, une façon de sentir, de pouvoir comprendre et interpréter !
 
Je cultive mon jardin. Et dans ma vie professionnelle comme dans mon carré de jardin, j'ai bien l'intention d'exclure les navets.
 
Le gendarme ? C'est toute l'humanité ! Au fond, on cire toujours les pompes de ses supérieurs hiérarchiques et on s'essuie sur le derrière de son sous-fifre ! "
 
 

MERE TERESA A DIT :

" De bonnes paroles peuvent être brèves et faciles à dire, mais leur écho est véritablement éternel.
 
Ce qui me scandalise n'est pas qu'il y ait des riches et des pauvres : c'est le gaspillage.
 
On ne fait pas de grandes choses, mais seulement des petites avec un amour immense.
 
Donne tes mains pour servir et ton coeur pour aimer.
 
Bien des gens acceptent de faire de grandes choses. Peu se contentent de faire des petites choses au quotidien.
 
Ce dont nous avons besoin, c'est d'aimer sans nous épuiser.
 
Si vous ne pouvez pas nourrir cent personnes, nourrissez s'en au moins une.
 
Nous vivons au milieu d'une mer de pauvreté. Néanmoins on peut réduire cette mer. Notre travail n'est qu'une goutte dans un seau, mais cette goutte est nécessaire.
 
La vie est mystère perce le.
 
La vie  est un combat, accepte le.
 
La vie est une béatitude, savoure la.
 
La vie est la vie. défends la.
 
La vie est une tragédie, prend la à bras le corps.
 
La vie est tristesse. Surmonte la.
 
La vie est un défis. fais lui face.
 
La vie est une richesse. Conserve la.
 
La vie est une chance. Saisis-la.
 
La vie est un devoir. Accomplis-le.
 
La vie est bonheur. Mérite-la.
 
La vie est un défi à relever, un bonheur à mériter, une aventure à tenter.
 
Nous réalisons que ce que nous accomplissons n'est qu'une goutte dans l'océan, mais si cette goutte n'existait pas dans l'océan, elle manquerait !!!
 
Ne laissez personne venir à vous et repartir sans être plus heureux !!
 
Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire est capable de faire. "
 
 
 
 
July, 2006

PIERRE DESPROGES A DIT :

" L'ennemi est bête, il croit que c'est nous l'ennemi, alors que c'est lui !
 
La haine aveugle n'est pas sourde !
 
 Le whisky est le cognac du con !
 
 Ma femme est trés portée sur le sexe, malheureusement ce n'est pas sur le mien !!!
 
 Les hémoragies cérébrales sont moins fréquentes chez les joueurs de football, les cerveaux aussi !!!
 
 La nostalgie c'est comme les coups de soleil, ca fait pas mal pendant, ça fait mal le soir !!!
 
L'héroïsme c'est encore la meilleure façon de devenir célèbre quand on a pas de talent !
 
Moi j'ai pas de cancer je n'en aurai jamais, je suis contre !!!
 
Un livre n'est pas fait pour être lu, mais seulement pour être vendu !!!
 
J'ai envie de suggérer une hypothèse, selon laquelle la faible participation des femmes sur la scène politique serait le simple mépris qu'elles en ont.
 
La recherche a besoin d'argent dans deux domaines prioritaires : le cancer et les missiles antimissile. Pour les missiles antimissiles, il y a les impôts, pour le cancer, on fait la quête !!!
 
Dicton : "Quéquette en juin, layette en mars ! "
 
Le féminin de "directeur" est "la femme du directeur" !
 
Sans pile, on perd la face !
 
L'adulte ne croit pas au père noël, il vote !
 
Parole de coiffeur : Il est interdit de descendre avant la raie !!
 
Et puis nos coutumes divergent, et divergent c'est énorme !!
 
L 'intelligence c'est comme les parachutes, quand on en a pas on s'écrase !
 
Les inspirations des pauvres, ne sont pas trés éloignées des réalités des riches !!
 
Il était tellement obsédé qu'à la fin, il sautait même des repas !!
 
L'humour vient tout seul à l'homme, comme les poils au pubis !!
 
La détente : faut surtout pas appuyer dessus ! 
 
Quand un philosophe me répond, je ne comprends plus ma question !
 
La caractéristique principale d'un ami est sa capacité à vous décevoir !
 
On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde !
 
On a quand même pas pris la Bastille pour en faire un opéra !! "
 
July, 2006

MICHEL AUDIARD A DIT :

- Parle à mon colt, ma tête est malade !!!
 
- Un pigeon, c'est plus con qu'un dauphin, d'accord... mais ca vole.
 
- Faire confiance aux honnêtes gens est le seul vrai risque des professions aventureuses.
 
- Un homme d'expérience ne devrait jamais s'égarer dans le concret. L'abstrait reste l'âme des affaires.
 
- Le jour est proche où nous n'aurons plus que "l'impôt" et les os.
 
- Si t'as pas de grand-père banquier, veux-tu me dire à quoi ca sert d'être juif ?
 
- Dans la vie on partage toujours les emmerdes, jamais le pognon !!!
 
- Pour coucher avec un flic, on éteint la lumière, on ferme les yeux et on pense à autre chose.
 
- J'ai divisé la société en deux catégories : mes amis ou mes cons à moi et les cons des autres que je ne supporte pas.
 
- Les amis n'aiment pas être fidèles. Ils ont l'impression de perdre leur personnalité.
 
- Un secret consiste à ne le répéter qu'à une seule personne à la fois.
 
- Une habitude bien française consiste à confier un mandat aux gens et de leur contester le droit d'en user !!!
 
- La pire maladie des hommes c'est de donner tout son amour à une seule bonne femme.
 
- L'été : les vieux cons sont à Deauville, les putes à Saint-Tropez et les autres sont en voiture un peu partout !!!
 
- Il vaut mieux s'en aller la tête basse que les pieds devant !!!
 
- Conduire dans Paris, c'est une question de vocabulaire !!!
 
- Les français m'agacent prodigieusement, mais comme je ne connais aucune langue étrangère, je suis bien obligé de parler avec eux.
 
- Votez à droite c'est soit pour préserver la société soit pour écraser l'ouvrier !!
 
- Il existe une prédilection masochiste des Français pour deux exercices dans lesquels ils se révèlent malchanceux : la guerre et le football.
 
- Une amoureuse née est une franche idiote.
 
- Quand un homme a un bec de canard, des ailes de canard et des pattes de canards : c'est un canard. C'est vrai aussi pôur les petits merdeux !!!
 
- Un intellectuel assis va moins loin qu'un con qui marche !!!
 
- Le mariage, c'est ce qui différencie l'homme de la bête. Il ne faut pas confondre avec le rire... c'est pourtant pas la même chose !
 
- L'éloquence sacrée, c'est comme la musique religieuse : pas besoin de comprendre pour écouter.
 
- Gourverner ne consiste pas à aider les grenouilles à administrer leur mare !
 
- A la guerre, on devrait toujours tuer les gens avant de les connaitre !
 
- Les femmes ne prennent pas d'amants pour courir les garçonnières mais pour décorer leurs salons !!!
 
- Pendant douze ans on a fait chambre commune mais rêve à part.
 
- C'est avec les bonnes bourgeoises qu'on fait les meilleures grues.
 
- Les français se divisent en deux catégories, ceux qui attendent le téléphone et ceux qui attendent la tonalité.
 
- Une mauvaise action trouve toujours sa récompense.
 
- Quand on mettra les cons sur orbite, t'as pas fini de tourner !!!
 
- La vérité n'est jamais amusante, sinon tout le monde la dirait.
 
- Lorsque l'on se défait d'un vice, on s'éprend d'un autre.
 
- Faut pas parler aux cons, ça les instruit.
 
- On emmène pas de saucisse quand on va à Francfort !!!
 
- Un amant exceptionnel ne peut faire qu'un mauvais mari !!
 
- Si les femmes s'occupaient de savoir d'où vient l'argent qu'elles dépensent, les bijoutiers fermeraient boutique.
 
- Le cinéma français est à l'image de la France : on n'a pasassez de pognon et c'est comme ça dans tous les domaines.
 
- Il faut user un grand nombre de femmes bêtes pour oublier une femme intelligente.
 
- Les cons ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnait.
 
- Si on a du génie, on ne fait pas de cinéma, on écrit un grand livre !
 
- Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, les types de 60 kilos les écoutent.
 
- Les vieillards c'est comme les bébés, ça change trés vite.
 
- L'idéal quand on veut être admiré, c'est d'être mort.
 
- Quand on a de graves préoccupations alimentaires, on n'a pas beaucoup d'ambition.
 
- Une amitié pour être bien trempée doit l'être dans le sang des autres.
 
- C'est le sort des familles désunies de se rencontrer uniquement aux enterrements.
 
- Le boeuf mironton et le droit d'asile sont deux névroses typiquement française. 
 
- Les salariés sont les êtres les plus vulnérables du monde capitaliste : ce sont des chômeurs en puissance.
 
- Le bonheur on s'y fait, le malheur on ne s'y fait pas, c'est ça la différence !
 
- Deux milliards d'impôts ! J'appelle plus ça du budget, j'appelle ça de l'attaque à main armée !!!
 
- L'avarice est le pire défaut qui existe, si on compte ses sous, on compte aussi ses sentiments !
 
- Rouler des mécaniques, c'est une maladie des hommes.
 
- Dans la vie, il faut être gentil avec les femmes; même la sienne !!!
 
- Il serait normal que les assassins signalent les crimes? Après tout, ils sont les premiers informés !!!
 
- La justice c'est comme la sainte vierge, si on la voit pas de temps en temps; le doute s'installe !
 
- Dans la guerre, il y a une chose attractive, c'est le défilé de la victoire. L'emmerdant c'est avant !!!
 
- Un marchand de tableaux est un voleur inscrit au registre du commerce !!!
 
- On ne peut essayer d'être amoureuse de papa. Maman a déjà essayé !!!
 
- Dans la vie il y a deux expédients à n'utiliser qu'en dernière instance : le cyanure ou la loyauté !!!
 
- Je me suis marié parce que ça donnait le droit ç un costume pur laine et des chaussures en cuir : voilà où ça mène l'élégance !
 
- La danse, c'est du pelotage : tout ce qu'on fait avec les pieds est parfaitement secondaire. Tout le monde s'en fout.
 
- Le piano, c'est l'accordéon des riches !!
 
- Que ce soit la révolution ou la paëlla, rien de ce qui est espagnol n'est simple !!!
 
- A partir de novembre pour les clochards il n'y a plus que deux solutions : la côte d'Azur ou la prison !!!
 
- Aux courses, les petits tuyaux font les grandes misères !!!
 
- Entre truands, les bénéfices ça se partage, la réclusion ça s'additionne.
 
- Un gentleman, c'est celui qui est capable de décrire Sophia Loren sans faire de geste.
 
- Les conneries c'est comme les impôts, on finit toujours par les payer !!!
 
- Un financier, ça n'a jamais de remords. Même pas de regrets. Tout simplement la pétoche.
 
- C'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule !!!
 
- Les producteurs de films ont tous des Rolls-Royce parce que, dans le métro, il faut payer comptant.
 
- La fréquentation des salons m'a appris une chose à ne plus chercher à acheter au coin des rues ce que l'on trouve gratuitement auprès des femmes du monde.
 
- Dans les situations critiques, quand on parle avec un calibre bien en pogne, personne ne conteste plus. Y'a des statistiques là-dessus !!!
 
- Qu'un homme puisse aimer sa femme et surveiller la note de gaz est d'une ambiguïté difficile à supporter !!
 
- Une fille qui fait 95 de tour de poitrine et 32 de tour de tête ne peut pas vraiment être mauvaise. Elle peut seulement être légèrement sotte !!!
 
- Quand on parle pognon, à partir d'un certain chiffre, tout le monde écoute !!
 
- Pourquoi certains n'auraient pas tout ? Il y en a qui n'ont rien. Ca fait l'équilibre.
 
- Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière.
 
- Les tradition ? C'est comme ce qu'on appelle les manies dès qu'il s'agit de fêtes militaires ou religieuses.
 
- Une minute d'écart, ça peut transformer en années de placard !
 
- On est gouvernés par des lascars qui fixent le prix de la betterave et qui ne sauraient pas faire pousser des radis.
 
- Ce que tu peux être con ! T'es même pas con, t'es bête. Tu vas jamais au cinoche, tu lis pas, tu sais rien. Si ça se trouve, t'as même pas de cerveau. Quand on te regarde par en dessus, on doit voir tes dents. "
 
-  "Non mais ! T'as déjà vu ça ? En pleine paix ! Il chante et puis crac ! Un bourre-pif. Mais il est complètement fou ce mec ! Mais moi, les dingues, je les soigne, j'm'en vais lui faire une ordonnance, et une sévère. Je vais lui montrer qui c'est Raoul. Aux quatre coins de Paris qu'on va le retrouver, éparpillé, par petits bouts, façon puzzle. Moi, quand on m'en fait trop, je correctionne plus, je dynamite, je disperse, je ventile ! 
 
 - "A cause de la censure, le cinéma n'est pas encore tout à fait adulte et, ce qui m'irrite le plus, c'est que nous l'avons accepté...J'avais fait un "policier" dont le héros était un ancien de la Gestapo. Or, tout le monde sait que ça n'existe pas les policiers qui ont travaillé sous l'occupation !"
 
 "Attention ! J'ai le glaive vengeur et le bras séculier ! L'aigle va fondre sur la vieille buse ! - Un peu chouette comme métaphore, non ? - C'est pas une métaphore, c'est une périphrase. - Fais pas chier ! - Ca, c'est une métaphore"
 
 "De 1858 à 1972, à Lourdes: - guérisons miraculeuses reconnues par les autorités médicales: 34 - guérisons miraculeuses constatées par les autorités religieuses:72 - accidents mortels de circulation sur la route du pélerinage: 4272"
 
 
 
 
July, 2006

ILS ONT DIT :

 - Le temps fait oublier les douleurs, éteint les vengeances, apaise la colère et étouffe la haine; alors le passé est comme s'il n'eût jamais existé. (Avicenne)
- Quel plus terrible fléau que l'injustice qui a les armes à la main !!! (Aristote extrait de "Politique")
 
- Politique : Art de promettre, de ne pas tenir et de réussir quand même !!! (Léo Campion)
 
- L'égoïsme n'est pas l'amour de soi, mais une passion désordonnée de soi !!! ( Aristote extrait de "Politique")
 
- Tant que l'on séjourne sur cette terre, c'est à des êtres humains qe l'on a à faire !!!  (Menno Ter Braak extrait de "politique sans parti")
 
- Politique : Lutte d'intérêts déguisés en débat de grands principes. Conduite d'affaires publiques pour un avantage privé. (Ambroise Bierce extrait de "le dictionnaire du diable")
 
- Les vraies études sont celles qui apprennent les choses de la vie humaine !!! (Jacques-Bénigne Bossuet extrait de "la politique tirée des propres paroles de l'Ecriture sainte")
 
- Ce qui est hasard à l'égard des hommes et dessein à l'égard de Dieu. ( Jacques- Bénigne Bossuet exrait de " la politique tirée des propres paroles de l'Ecriture sainte")
 
- La politique ne consiste pas à faire taire les problèmes, mais à faire taire ceux qui les posent !!! (Henri Queuille)
 
- Feindre d'ignorer ce qu'on sait, de savoir tout ce que l'on ignore... voilà toute la politique.  (Beaumarchais extrait de "La mariage de figaro")
 
- La politique est l'art de se servir des hommes en leur faisant croire qu'on les sert. (Louis Dumur extrait "des petits aphorismes")
 
 
Jai dit :
 
J'me marre avec une "racaille" d'un quartier choc, qu'avec un rat au cerveau de caille d'un quartier chic !
 
Les épreuves musclent la force d'esprit !!!
July, 2006

SANS BLAGUE !!!!!

Procès. Des jeunes dans le collimateur. Un policier est jugé à Bobigny pour le meurtre d'un adolescent de 17 ans. Un officier de paix, je ne sais pas si le terme est exact, en tout cas on les appelle encore comme ça, comparaissait hier pour homicide involontaire, ça s'appelle. C'est-à-dire qu'on part du principe qu'un flic qu'a sorti son arme pour tirer sur un jeune qui court, a commis un homicide involontaire. Alors je voudrais savoir quand est-ce que ça devient volontaire, moi. Le samedi 10 juillet 1976 vers une heure du matin, les policiers de Saint-Denis sont appelés place du 8 mai 45, déjà c'est un nom de guerre, pour disperser une bande de jeunes gens qui avaient attaqué un autobus de la RATP, ce qui est très mal, il faut bien le dire. Bon. Sur les lieux, les policiers ne trouvent personne. Ils se dirigent alors, mécontents d'avoir trouvé personne sûrement, vers la place du Général Leclerc, un autre nom de guerre, où se trouve une fête foraine, et interpellent un groupe de huit adolescents. Qu'est-ce que t'aurais fait toi, Robert Willard, qui n'est pas jeune gens de Saint-Denis la Plaine.
Tu serais resté, toi ?
Je ne le crois pas, je ne le crois pas !
Ils affirmeront plus tard qu'ils ont pris peur parce qu'ils n'avaient pas sur eux leurs papiers d'identité.
Moi, personnellement, Coluche ancien comédien, j'ai passé deux heures, c'est-à-dire le temps qu'il a fallu au mec pour écrire trois PV, parce que j'avais pas mes papiers. J'ai dû prouver que c'était moi Coluche, t'as qu'à voir que vraiment le mec il a pas la télé. Ils s'enfuient donc et c'est le commencement de la poursuite. « Au carrefour, explique à l'audience celui qui a tiré, j'ai fait des sommations pour intimider, j'ai sorti mon arme, j'ai tiré en l'air ». Donc le mec qu'est mort, à mon avis il était en l'air, ça arrive. Souvent quand tu cours, tu t'envoles, ça arrive souvent. « J'ai rengainé en omettant de remettre le chien de mon pistolet en position neutre ». Ça y est, c'est nos amis les bêtes ! C'est la faute du chien. Sale bête, oh ! La sale bête! J'ai vu les jeunes gens s'introduirent comment, ah ! Non. J'ai vu les jeunes gens s'introduirent dans l'enceinte d'une école, j'ai à nouveau sorti mon arme ,parce que dans une école, tout le monde sait ça : dès que vous entrez dans une école, si vous avez une arme sortez-là, on peut rencontrer n'importe qui. « J'ai alors trébuché sur un petit grillage, c'est à ce moment que le coup est parti ». Mais faut jamais avoir vu un flic de sa vie pour croire ça ! La confusion des témoignages des policiers venus à la barre, hier, a accentué le malaise. Attention : « moi j'ai été retardé au cours de la poursuite parce que j'avais perdu mon stylo a dit l'un d'eux ». Y en a un autre qu'a dit : « il a tiré la première fois en l'air mais j'étais trop loin pour le voir tirer ». « Et moi j'ai perdu mon képi », a assuré le troisième. C'est des maladroits, ces mecs-là. Le quatrième, c'est celui qui a tiré, lui il a perdu que son sang-froid, mais sans ça tout allait bien. L'avocat général a réclamé deux ans de prison avec sursis pour l'homicide involontaire. Moi je dis que ce mec-là, il risque gros, le flic, là. Parce que, il est de Saint-Denis, si ça se trouve, ils vont le changer de commissariat, ils ont intérêt, à mon avis. Si ça se trouve c'est un mec qui va se retrouver à Levallois et pour aller bosser, il aura deux changements !
 
 
 
 
 
C'est une petite vieille qui trouve une fée, et la fée lui dit : voilà, vous avez droit à trois voeux. Elle dit : voilà, ben c'est pas compliqué, je voudrais être belle. Elle est magnifique ! Tu vois, mais vraiment Danielle Gilbert. Tu vois ? (rire) Non, vous êtes salaud, vous vous moquez, là ! Elle dit : voilà, je voudrais que mon tas de charbon se transforme en or. Et son tas de charbon se transforme en or. Et elle dit : maintenant, je voudrais que mon chat, qui est si affectueux, soit un beau garçon. Et le chat devient un beau garçon et lui dit : tu vas regretter de m'avoir fait couper maintenant, hein ?
 
 
 
 
 
Y a une bonne femme l'autre jour, y avait un gosse qui me regardait sur le bord du trottoir et sa mère elle lui a dit : « tu vois, si t'es pas sage, ben tu seras comme lui plus tard ». Ça fait toujours plaisir !

MIEUX CONNAITRE COLUCHE !!!

  28 Octobre 1944 : Naissance à Paris (Maternité de l'Hôpital N.D. de bon Secours -XIVème) de: Michel-Gérard- Joseph COLUCCI.

Son père, Honoré, originaire du Nord de l'Italie, est peintre en bâtiment et côtoie les milieux artistiques du Montparnasse des années 30. Il mourra en 1947.
Sa mère, Simone dite Monette, élèvera seule ses deux enfants: Danièle et Michel. Son salaire de fleuriste lui laissera tout juste de quoi ne pas être dans la misère.

Enfant, Michel COLUCCI habite au 5, rue Emile Boutroux, et fréquente l'école de la rue de Bagneux, à Montrouge. C'est dans cette banlieue du Sud de Paris qu'il va passer toute sa jeunesse.

"Je ne suis pas un nouveau riche, je suis un ancien pauvre"



Les études ne le passionnent pas, et ne le mènent guère plus loin que le Certificat d'études qu'il décroche pourtant en Juin 1958 . Il niera même l'avoir obtenu.

 

Moi, j'aime le Music-hall

"C'est l'histoire d'un mec...un mec pas...non ! ...un mec normal. Je suis né à Paris , dans le XIVeme, j'ai été élevé à Montrouge, j'ai 26 ans (je vais pas tarder à les avoir), je mesure 1,72 mètre et pèse 86 petits kilos. Après de brillantes études primaires (oh combien !) qui me conduisirent à chuter au certificat d'études (CEP), je décidais de ne pas commettre l'erreur de retourner à l'école afin de ne plus connaître l'horreur de l'échec. J'entrais aux PTT comme télégraphiste. On me conseilla rapidement de démissionner.
Alors j'entrepris plusieurs apprentissages dans différentes professions (14 en tout) : photographe, garçon de café, fleuriste, marchand de légumes...et puis j'entrais à l'usine comme manutentionnaire. Je ne suis pas mécontent d'en être sorti.
A force de traîner le soir du côté de la Contrescarpe, j'ai fini par apprendre à jouer de la guitare, à chanter, et un jour j'ai sauté le mur qui me séparait de la vie d'artiste à laquelle je rêvais.

J'ai commencé par chanter dans un restau, "Le vieux Bistrot", dans l'île de la Cité, puis dans un autre. Un jour j'entre dans un cabaret pour chanter ; on m'engage pour faire la vaisselle. Je reste là plusieurs mois et j'y fais mes débuts de chanteur. Il y avait là deux jeunes qui venaient chanter le soir: Jo MOUSTAKI et Maxime LE FORESTIER.

C'est là aussi qu'on m'a donné ce surnom: COLUCHE.

Après ce cabaret j'en fais d'autres comme chanteur, puis dans l'un d'eux je rencontre Romain BOUTEILLE qui m'emmène avec lui dans son "Café de la Gare". Il m'apprend à jouer ainsi qu'à d'autres (MIOU-MIOU, Patrick DEWAERE). Plus tard, je quitte le "Café de la Gare" et avec des copains nous fondons "Le Vrai Chic Parisien" et, ensemble nous montons successivement "Thérèse est triste" au TTX 75 (Olympia), "Ginette Lacaze 1960" que Dick RIVERS choisit comme première partie de son Rock'n Roll Show à l'Olympia. (Je peux dire qu'à cette époque personne n'y croyait et qu'il nous a imposé de force.)
Ensuite, une troisième pièce: "Introduction à l'esthétique fondamentale". Mais une troupe ça n'est pas facile à vivre, les rapports y sont délicats et moi je ne le suis guère. On se sépare, et je fais cavalier seul...par force.

Ce qui me fait le plus rire, ce sont les comiques qui s'ignorent : la télé. La télé, c'est bourré de gags, mais tellement qu'on ne peut pas les reproduire. Les gens croiraient qu'on invente.
Par exemple, après un petit film pour promouvoir une campagne au profit des aveugles, une speakerine déclare: "Nous tâcherons de ne pas rester sourds à cet appel". Ca, je l'ai vu et entendu.

Mais j'aime bien aussi les comiques qui ne s'ignorent pas. Au cinéma ma préférence va à Jacques TATI. Play Time est mon meilleur souvenir.
Au Music-hall j'aime surtout Raymond DEVOS. J'aimais beaucoup Fernand RAYNAUD. Voilà en gros...mon premier disque vient de sortir...
j'inaugure le "Caf'Conc''' de Paris",un nouvel endroit aux Champs Elysées où je pense bien m'amuser. Je prépare un show-télé (fin Octobre, 1ère chaîne réalisé par André Flédérick).

Parlons de mes égouts et de mes couleuvres:

- J'aime flâner sur les grands boulevards,
- J'aime Paris au mois de Mai,
- J'aime bien mes dindons,
- J'aime mieux mes moutons,
- J'aime le jambon et la saucisse,
- Je hais les Dimanches

Moi, j'aime le Music-hall

 

CEP: " Je suis allé à l'école jusqu'à 13 ans, j'ai raté le certificat d'études primaires, parce que l'expression ne me plaisait pas.
Je ne voulais pas posséder un truc primaire."



L'adolescence à Montrouge vers la fin des années 50, c'est les copains , la bande de la cité ouvrière de "La Solidarité", dite "La Solo", avec, entre autres Alain Chevestrier dit Bouboule. Ce sont les premiers chanteurs de rock.
Coluche , fan d'Elvis, Bill Haley, Eddy Mitchell, Johnny Hallyday, s'essaye ,lui aussi, à la musique et forme le groupe "Les Déments". Il a fabriqué sa propre guitare qui sonne faux et qu'il faut être deux pour porter...
C'est aussi la passion des sports mécaniques, et l'apprentissage des moteurs avec son ami René METGE qui deviendra son beau-frère en épousant Danièle.

C'est enfin les boums avec les filles qu'on entraîne dans les caves...
"A Montrouge, t'as pas le choix: ou t'es ouvrier , t'as une femme et un deux-pièces-cuisine avec frigidaire sur cour, ou t'es délinquant avec vue sur les cheminées d'usines depuis la tôle. Un jour j'ai décidé de devenir intelligent."
Devenir intelligent, pour le jeune Michel Colucci, c'est apprendre à jouer aux échecs et lire intégralement "Le Capital" : "Marx , il étudie la croissance du grain de blé sous l'angle du travail du paysan. Bon ! Mais il oublie juste l'action du soleil !"
Après quelques petits boulots , tels que fleuriste aux côtés de sa mère qui tient une boutique près de la Place d'Aligre (Paris XIIème) puis garçon de café, "inquièteur d'immeubles" ("On était toute une équipe) ...On sonnait à une porte et on demandait:
"Heu, Monsieur Berthier ? Alors la personne répondait "Non, c'est pas ici...Les gens crevaient de peur sans qu'on fasse rien de répréhensible... (Ensuite un mec de la boîte passait leur vendre une porte blindée...") ou télégraphiste, et quelques mauvais coups qui foirent, Michel est appelé sous les drapeaux .

Incorporé le 8 Janvier 1964, il restera au 60¡ régiment d'Infanterie à Lons-le-Saunier 20 jours supplémentaires pour inconduite
et sera renvoyé, en qualité de 2¡ classe dans ses foyers de la rue de Prague, chez sa mère, le 25 Mai 1965. Il a été noté comme
"un élément médiocre, qui utilise ses faibles moyens dans un sens néfaste et qui cherche plus à critiquer qu'à agir par lui-même".
Les petits boulots reprennent sur la rive gauche de la capitale où Michel est fleuriste au Quai aux fleurs. A cette époque il commence à fréquenter terrasses de cafés et bistrots en chantant Bruant, Ferré, Bobby Lapointe,Vian, Brassens...
Il a monté un groupe avec France et Alain PELLET: "Les tournesols" et chante des complaintes d'inspiration médiévales.
Engagé au cabaret "Chez Bernadette",pour y faire la vaisselle, il en devient une sorte de directeur artistique et s'occupe de la programmation.

Il se produit dans d'autres cabarets vers la fin des années 60: "La Méthode", rue de la Montagne Sainte Geneviève, "Le Port du Salut",
rue St Jacques ou bien la "Galerie 55" rue de Seine et la "Vieille Grille", rue du Puits de l'Ermite.. Dans ces lieux, très populaires à l'époque, il rencontre Jean Yanne, Yves Robert, Roland Dubillard, Georges Moustaki, Maxime Le Forestier , Brigitte Fontaine, Jacques Higelin....et Romain Bouteille qui l'embarque dans l'aventure du "Café de la Gare".
Les événements de Mai 68, à Paris ne l'ont pas intéressé. Interpellé sans ses papiers d'identité, le 12 Juin 68 à 19h30, Bld Beaumarchais où a lieu une manifestation il déclare: "J'allais chez Paul Beuscher pour chercher des cordes pour ma guitare. Je ne manifeste pas."

"J'ai pris un pied terrible aux réunions de comédiens à la Sorbonne...J'ai vu des mecs qui sont devenus révolutionnaires en 30 secondes...Y avait des spectacles gratuits, pour le peuple, et la caractéristique de ces spectacles, c'était le nombre de ringards... des mecs qui avant la révolution ne chantaient nulle part, on pouvait plus les sortir de scène...Ils y tenaient des heures et des heures...Y chantaient tout , les mecs..."

Romain BOUTEILLE:
"Comment je suis devenu "artiste" ? Si j'avais rencontré Picasso, j'me s'rais sûrement mis à la peinture à ce moment-là, mais j'ai rencontré Romain Bouteille".
  En 1969, Bouteille veut créer un lieu nouveau qui ne soit ni théâtre, ni cabaret, ni bistrot. . Il réunit autour de lui Patrick DEWAERE, SOTHA, Catherine MITRY,Henry GUYBET, Jean-Michel HAAS, Gérard LEFEBVRE, COLUCHE et MIOU-MIOU, trouve un local Passage d'Odessa, dans le 14ème arrdt, qu'ils se mettent tous ensemble à transformer en salle de spectacle. Simultanément, ils écrivent une série de sketches réunis par le titre: "allume, j'étouffe !". Ouvert en 1970, le premier "Café-théâtre" est né. Le Café de La Gare a pour devise: "C'est moche, c'est sale, c'est dans le vent." Il connaît un succès gigantesque.

Les spectateurs paient leur entrée selon une loterie qui leur permet de payer de 0 à 30 francs, voire d'être remboursés de 1F. Les critiques dramatiques sont interdits. 2 entractes ont lieu où les comédiens font le service. Des vélos sont à la disposition de ceux qui ont raté le dernier métro. Le public est conquis et n'hésite pas à faire la queue plusieurs heures pour y entrer. "Bouteille, ç'a a été une sorte de père pour moi. Ce que je ne lui ai pas piqué, il me l'a appris...Il m'a appris l'essentiel:
les choses appartiennent à ceux qui les font. Il ne suffit pas d'avoir une idée, il faut la réaliser."

Le succès du Café de la Gare attire les "professionnels de la profession". C'est ainsi que Claude BERRI propose à Coluche le premier rôle de son deuxième film: "Le Pistonné". Les distributeurs n'accepteront pas de mettre un inconnu en tête d'affiche.
C'est Guy BEDOS qui tiendra le rôle, Coluche ayant finalement le plus petit rôle parlé du film... Revenu au Café de la Gare, Coluche a de plus en plus le désir de se faire un nom. Les disputes se multiplient. "Comédien, c'est un métier qui s'apprend à partir de soi-même. Ca a un nom de maladie: égocentrisme." Bouteille ayant déclaré: "C'est lui ou moi", Coluche comprend qu'il doit s'en aller. " J'ai eu 2 coups de pot dans ma vie: être découvert par Bouteille et surtout, être viré par Bouteille".

Mais les recettes du Café de la Gare sont toujours divisées en 9, et Coluche perçoit son écot bien que n'étant plus dans la troupe.
Il tourne dans des spots publicitaires ("ULTREX", "AJAX"...) des dramatiques pour la TV "Le canard sauvage" ou de petits rôles
dans des films: "Peau d'âne ", "Madame êtes-vous libre ?"...

L'ambiance d'un groupe à ses côtés lui manque; il réunit donc des copains autour d'un nouveau projet et monte, en Novembre 1971, la troupe du "Vrai Chic Parisien" avec Xavier Thibault, Jacques Delaporte, Philippe Bruneau, Patrice Minet, Jean-Claude d'Agostini dit "Le Boeuf", Véronique Kantor, Aline Ruat, Roland Giraud, Brigitte Roan, Claire Nadeau, Marie-Claude Herry.
Le premier spectacle du "Vrai Chic Parisien - Théâtre vulgaire" s'intitulera :"Thérèse est triste", spectacle de sketches, et se
produira au théâtre de l'Alliance française, Bld Raspail à Paris. L'affiche est dessinée par REISER.   Dick Rivers la programmera en première partie de son show à l'Olympia, en Mai 1973. En Octobre 1973, la troupe du "Vrai Chic" interprète la version de Coluche de l'Introduction à l'esthétique fondamentale", qui n'a aucun rapport avec le traité de philosophie d'E.Kant. Claire Nadeau, Christine Dejoux,Dominique Jallier, Philippe Bruneau, Martin Lamotte, Coluche, Auguste Géronimi et Jacques Delaporte sont les convives bourgeois d'un dîner de Noël qui dégénérera en tuerie.

L'accompagnement musical est interprété par l'ensemble baroque "Ricercare" de Paris.L'affiche est dessinée par Marcel Gotlib ; la pièce ne rencontre pas un énorme enthousiasme. Les dissensions naissent. Coluche une nouvelle fois abandonne la troupe.

Au cinéma: rôle dans "Le grand bazar" de Christian Fechner.
A la télé, interprétation du mécanicien dans "La cloche tibétaine" de Michel Wyn. De plus en plus de participations à des émissions télévisées.

Parmi les constantes que l'on retrouve tout au long de la vie de Coluche, hormis son amour pour les femmes et sa passion des motos, ce sont les bandes de copains. Toujours il s'entourera de potes qui ne seront pas toujours les mêmes, mais dont la fréquentation lui est indispensable. Quitte à en être l'unique mécène, manifestant, la aussi sa phénoménale générosité.

Après la bande de "la solo", il y aura celle du Café de la Gare, puis celle du "Vrai Chic Parisien", et simultanément celle de "Hara-Kiri- Charlie Hebdo", la bande de son spectacle avec les musiciens et les techniciens soudés par la vie de tournée, la bande de la rue Gazan, sa caverne d'Ali Baba, où sont invitées permanentes, les bandes du "Splendid" et de "La Veuve Pichard".
Bien que faisant une carrière de soliste, et fâché assez fréquemment avec ses compères, au point de s'en séparer momentanément, Coluche ne brisera jamais les ponts de façon définitive. Bien au contraire, il continuera à faire des apparitions dans tel ou tel spectacle de l'une de ses anciennes troupes, et financera abondamment les productions de ses amis moins fortunés.
      
En Mars 1974, Coluche joue son premier one-man show: "Mes adieux au Music-hall" . Pour la première fois sur scène, il est vêtu
de la salopette des mécaniciens américains et des brodequins jaunes qui immortaliseront son personnage. En 2ème partie de soirée, il met en scène une pièce de Martin Lamotte: "Le crépuscule des lâches" parodie de film de guerre américain interprété par les comédiens du "Vrai Chic Parisien".
"Coluche est une super-star du Café-théâtre...Il est le Jean Yanne de l'underground parisien, le Woody Allen de Montparnasse"
(Remo Forlani/RTL 9/03/74)
C'est alors qu'il signe un contrat d'exclusivité avec les producteurs Paul Lederman et Claude Martinez.

En Avril, Coluche poursuit son show au nouveau Café de la Gare, rue du Temple, à guichets fermés. "La période où je suis devenu vedette de music-hall m'intéresse plus que celle où je le suis resté. Coluche entreprend alors des tournées à travers la France, la Suisse, la Belgique, et participe abondamment aux plateaux des émissions de variétés télévisées: "Domino", "Top à ..." "Show Coluche"...etc..
En Septembre 1974, il inaugure un "Caf'Conc' rue de Berri , avec ses sketches.   En Février 1975, Coluche revient à l'Olympia, cette fois-ci en vedette; "Coluche ne reconnaît aux "critiques" que des droits extrêmement limités. Conformément à cette conception, nous nous bornerons à ce qui suit: le soir de la générale, l'Olympia était comble et des spectateurs riaient " (Erwan/Libération 22/02/75)

Cette année-là, le "Schmilblick" sera l'un des tubes de l'été dont plus d'un million de 45 tours seront vendus. En Septembre, de nouveau, il va passer au Café de la Gare roder son prochain spectacle. "Il chante avec une fausse innocence "J'suis l'andouille qui fait l'imbécile" et fait mouche à chaque salve. Coluche a grandi de l'intérieur". (L'Express 21/09/75)

Le 16 Octobre 1975, il épouse Véronique à la mairie du V¡ arrondissement. Leurs témoins sont Claire Nadeau et Xavier Thibault. En Novembre, Coluche joue à "Bobino" des sketches inédits pendant plus de deux heures. Le show s'achève par l'interprètation du "Temps des cerises" joué sur une "pochette"(minuscule violon) les mains enchâssées de gants de boxe.. Les critiques à présent en font un éloge unanime.

" ...Les critiques , un peu partout reprochent à Coluche sa cruauté. Le mot revient fréquemment dans les articles qui lui sont consacrés. On le souhaiterait plus chaud, plus humain. Mais mon Dieu, il n'est que cela, Coluche; chaud et humain - ô combien ! Impitoyable parce qu'il est triste de la misère du monde, ce sublime gugusse ..."(Frédéric Dard : "Coluche...ma coqueluche ")   Janvier 76, sortie du 1er long-métrage de Patrice Leconte, avec Jean Rochefort, Roland Dubillard et Coluche "Les vécés étaient fermés de l'intérieur" inspiré d'un personnage de Gotlib...Les cinémas aussi diront certains devant le succès mitigé du film.

Coluche tourne ensuite avec l'une de ses idoles: Louis de Funès, un film de Claude Zidi. "Coluche possède un talent explosif...je n'aime jouer qu'avec les grands et Coluche est un grand " dira de Funès. A quoi Coluche répliquera: "Travailler avec de Funès, ça me fait la même impression que si j'allais tourner avec Chaplin. Fufu est une école à lui tout seul."
Au mois d'Octobre, reprise à l'Elysée Montmartre de "Ginette Lacaze 1960 - chronique chantée de moeurs" avec
Myriam
Mézières, Martin Lamotte, Gérard Lanvin, Thierry Lhermitte, Christian Clavier et Josiane Balasko
. C'est toujours Xavier Thibault qui dirige les musiciens.
      
Le 16 Octobre 1976 naît Marius, deuxième fils de Michel et Véronique.
Coluche a emménagé avec femme, enfants et copains dans une villa près du Parc Montsouris. C'est un pavillon vieillot qu'il a transformé à son idée, avec jeux à chaque étage:

- Au premier, une pièce conserve tous les appareils photos, les objectifs, les planches-contact ...
- Au rez-de-chaussée, ce sont les motos: Harley ou japonaises elles sont de toutes les couleurs.
- Au sous-sol, billard, flippers, juke-box, tables de jeux et ping-pong transforment le salon en véritable casino pour les très nombreux copains. "J'ai jamais eu l'intention de devenir un homme. J'ai l'intention de rester un enfant."

En télévision, Coluche a participé à plusieurs N° : Dalida, Claude François, Mort Schuman, Jane Birkin...

A l'été 1977,Coluche met en scène son premier film:" Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine". Il en est également l'un des principaux interprètes aux côtés de Gérard Lanvin, Anémone, Dominique Lavanant, Martin Lamotte, Michel Blanc, Roland Giraud ..

Après plusieurs mois de tournée en France, en Belgique et en Suisse, Coluche investit le Théâtre du Gymnase-Marie Bell où il restera plus de dix-huit mois à guichets fermés jusqu'au mois de Février 1981.
A partir du mois d'Avril 1978, Coluche va animer tous les après-midi la tranche 15h - 16h30 sur Europe N°1. L'émission porte le titre "On n'est pas là pour se faire engueuler " emprunté à Boris Vian, et a pour co-animateurs aux côtés de Coluche, Robert Willar et Gérard Lanvin assistés de Jeanjean. L'audience de ce programme sera triplé à cette occasion. Le réalisateur en est Martial Courtois. L'aventure dure jusqu'à la fin du mois d'Octobre 1979, date où Coluche repart en tournée jusqu'à Mars 1980

En Février 1980, se produit un nouvel épisode radiophonique, cette fois-ci Sur RMC pour la tranche 12h-13h en bute à la concurrence des stations Europe N°1 et , RTL qui font des scores à cet horaire grâce aux jeux ou à la présence de Thierry Le Luron sur France Inter.
Le directeur de la station, Michel Bassi, a seulement demandé que soit épargnée la famille princière, détentrice de 17% des actions de la station...Embauché pour 3 mois, Coluche, une fois de plus se voit remercié au bout de 15 jours pour "incompatibilité d'humeur !"
"Ils m'ont viré parce que je leur plaisais pas. C'est normal que je leur plaise pas avec le type de public qu'ils ont. J'voyais pas bien ce que les gens de Monte-Carlo pouvaient aimer en moi !"
Pierre Desproges complète: "Coluche a institué la première forme nouvelle de radio depuis la Libération, ce qui, fatalement, a fait pas mal de jaloux. A commencer par tous ceux qui n'ont jamais su sortir de l'ornière de la routine. La vraie grossièreté, celle qui nous agresse, c'est la sottise." En réalité, il ne s'agit pas tant d'une "erreur de marketing" comme l'avance la direction de la station, mais plutôt de la pression d'un gouvernement embourbé alors dans "l'affaire des diamants de Bokassa". Coluche a cité "Le Canard Enchaîné" , ce qui semble avoir déplu à l'entourage du Président Giscard d'Estaing...
Toujours est-il que cela prend l'allure d'une affaire, et que celle-ci divise les camps: Louis Pauwels, Dr du Figaro Magazine, écrit une chronique entièrement vouée au sujet, le 16/02/80: "Une certaine presse devait s'emparer de cette "affaire Coluche". Il n'était pas possible que l'on n'aimât pas, en France, aujourd'hui le comble du vulgaire. Il y avait sûrement autre chose. Le prince n'avait-il pas attenté à la liberté d'expression ? Ne venait-on pas de bâillonner un poète ? Hélas, il n'en était rien. On n'avait pas chassé Coluche par ordre supérieur. Le public l'avait vomi parce qu'il l'écœurait." A ce déluge d'insultes, Coluche rétorque par l'envoi d'un magnifique bouquet de fleurs. A quoi Pauwels répondra: "des fleurs contre des orties ! Je vous rends les armes. Sans rancune ? "

Coluche reprend donc sa tournée où l'attendent les salles combles d'un public venu spécifiquement pour entendre ce qui brouillait l'écoute des monégasques.

Un projet de cinéma , amené par son complice de RMC, Romain Goupil (qui fut également assistant sur le film: "Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine") intéresse Coluche. Jean-Luc Godard veut lui faire jouer l'adaptation du roman noir américain de Jim Thomson: "1275 âmes". Mais Godard perdra peu de temps après, l'option qu'il a prise sur ces droits.

En Mars 1980, à un journaliste du "Matin" disparu depuis, Coluche laisse entendre qu'il aimerait bien se présenter comme candidat aux élections présidentielles, mais il pense que les autorités ne le laisseront pas faire.... "Y'a personne qui m'attend au tournant...vu qu'on sait pas où je vais tourner".

Avant d'aller tourner avec Gérard Depardieu et Dominique Lavanant, sous la direction de Claude Zidi: "Inspecteur La Bavure", Coluche rôde, comme d'habitude au Café de la Gare, le prochain spectacle qu'il jouera au Théâtre du Gymnase- Marie Bell.

Les interviews qu'il donne au cours de cette rentrée parlent de retraite en famille dans les îles, évoquent un certain "Ras-le bol".Trop de tournées l'ont lassé. Il veut tourner un prochain film et partir se reposer ensuite.

Le 26 Octobre , filmé dans sa loge pour le Journal Télévisé, il annonce sa future candidature. Le 30 Octobre, il tient un conférence de presse.

Le 27 Novembre, le régisseur du spectacle, René Gorlin est assassiné. (On apprendra un an plus tard qu'il s'agissait d'un crime passionnel pour cause de double conjugalité)

Le 5 Décembre : sortie du film "Inspecteur La Bavure".
 
Le candidat présidentiel " bleu, blanc, merde" déchaîne les passions. Partout en France se créent des comité de soutien
- Comité "Monique: deux qui la tiennent trois qui la niquent"

"Je veux être le candidat des minorités. Et les minorités ajoutées les unes aux autres, ça fait quoi ? Je vous le donne en mille Emile !. Ca fait la majorité !"

Hara-kiri devient le support privilégié de toute la propagande du "Candidat nul". Mais des journaux nettement "sérieux" consacrent à Coluche leurs couvertures ou d'importants articles. Le "Journal du Dimanche" va jusqu'à lui attribuer 16% d'intentions de votes. Coluche tient des conférences devant la presse internationale, et tient son auditoire tous les soirs, sur la scène du Gymnase. "Je suis le seul candidat à faire salle comble en faisant payer ceux qui viennent m'écouter".

Le sérail politique s'inquiète de plus en plus de cette intrusion dans ses rangs, et les émissions de débat politique refusent désormais le "candidat Coluche", au motif que c'est un clown. Le journaliste Patrick Meyer se fait même licencier de "Radio 7", qui appartient à l'ORTF, pour avoir invité Coluche sur ces ondes écoutées par un auditoire jeune. Parallèlement, les émissions de variétés télévisées ne programme plus Coluche pour raisons politique. Ainsi donc, les espaces d'expression se ferment les uns après les autres à l'artiste qui après une ultime conférence de presse "au plat de spaghettis" entamera une grève de la faim.

Après avoir mis un terme à son marathon théâtral au Gymnase, en Février 1981, Coluche annonce qu'il se retire de la campagne électorale, le 7 Avril.

En Juin débute le tournage du film: "Le Maître d'école" avec Josiane Balasko, sous la direction de Claude Berri.

Après l'election de François Mitterrand, et l'arrivée de la gauche au pouvoir, se multiplient les éclosions de radios dites libres. C'est-à-dire des émetteurs pirates qui diffusent depuis des lieux clandestins et trouvent un public avide d'un autre genre de musique et de langage. Patrick Meyer a monté une antenne de ce style : "RFM, la radio couleur". Coluche, pendant plus d'un mois, en assurera gratuitement l'animation, en souvenir du licenciement de Meyer alors qu'il était candidat.

En Décembre sera prononcé le divorce de Michel et Véronique.

Coluche ne veut plus faire qu'un film de temps en temps, et vit le reste du temps dans les caraïbes, où il navigue sous des cieux chauds. Pendant le 2eme trimestre 1982; il part à Sousse, en Tunisie, tourner "Deux heures moins le 1/4" la fin du tournage, Coluche participe, déguisé en Zorro, à l'émission de Michel Polac : " Faut-il se débarrasser de Coluche". (19/06/82). Il y est venu accompagné de ses enfants et d'un aréopage de jolies filles en guêpières.

Reparti en Guadeloupe, c'est là qu'il apprend le suicide de Patrick Dewaere, à la veille du tournage du film de Claude Lelouch "Marcel et Edith". Patrick, le grand ami, le petit frère, s'est vu offrir par Coluche, une maison dans l'enceinte de la propriété, pour y vivre avec femme et enfants. Coluche rentré à Paris ne voudra pas assister à l'enterrement, par discrétion. A l'Automne, ce sera vers Hong-Kong qu'il ira tourner "Banzaï !" avec Valérie Mairesse, sous la direction de Claude Zidi.

"Quand tu es vedette populaire, les gens ont tendance à croire qu'on est à leur disposition 24 heures sur 24. Même si tu es en train de parler avec quelqu'un , ils t'abordent. Ils n'attendent même pas que tu aies fini la phrase. Ils s'en foutent."

Le 5 Novembre 1982, Jean-Marc Reiser, l'autre grand ami de coeur, meurt d'un terrible cancer. Coluche n'ira pas non plus aux funérailles.
 
En 1983, il tourne avec Isabelle Huppert et Thierry Lhermitte, "La femme de mon pote" sous la direction de Bertrand Blier. Puis "Tchao Pantin" avec Richard Anconina et Agnès Soral, mis en scène par Claude Berri et en compagnie d'Ugo Tognazzi, Carole Bouquet, Michel Lonsdale, "Le roi Dagobert"réalisé par Dino Risi.

Xavier Thibault, complice de toutes les aventures sur scène, a monté un orchestre qui interprète les grands succès de Ray Ventura, Charles Trenet etc..."Le Grand Orchestre du Splendide" doit se produire à Paris, mais le pianiste, chanteur Jacques Delaporte a des problèmes de santé. C'est Coluche qui le remplace, au pied levé et gracieusement, en interprétant une mémorable "Salsa du Démon".

En 1984, Coluche reçoit le César du meilleur acteur pour son interprétation dans "Tchao Pantin".

Il part ensuite au Mexique avec Luis Rego et Valérie Kaprisky, tourner "La vengeance du serpent à plumes" sous la direction de Gérard Oury.

C'est l'époque d'une convalescence après des années douloureuses.
Coluche prend de nouveau part à des émissions télévisées, et le public est toujours présent. Au 3ème trimestre, il tourne en Egypte, de nouveau sous la direction de Dino Risi, "Le fou de guerre".

Au mois de Mai 1985, Coluche participe à l'émission de Patrick Sabatier: "Le jeu de la vérité" Décidé à ne biaiser aucune réponse, Coluche évoque sans fard tous les sujets qui lui sont proposés: drogue, campagne électorale, conjugalité, notoriété...L'émission fait un malheur. Un des plus gros scores d'audiences.

Participation active pour soutenir ses "potes" de SOS-Racisme, aux côtés d'Harlem Désir. Concert le 15 Juin Place de la Concorde.

A partir du mois de Juillet, Coluche va renouer avec son "média" favori en animant l'émission quotidienne de la tranche 15h-16h30 sur Europe N°1. le Titre: "Y'en aura pour tout le monde". C'est Maryse qui est à ses côtés, et toujours Martial Courtois à la réalisation.

Gigantesque canular gratuit le 25 Septembre 1985: mariage de Coluche et de Le Luron"pour le meilleur et pour le rire".

Un 2eme "Jeu de la vérité"est enregistré le 27 Septembre et fait encore une excellente audience.

Le 29, Coluche file en Italie, sur le circuit de Nardo, défier le record à moto du kilomètre lancé. Il le bat à la vitesse de 252,087 km/h sur une 750 YAMAHA OW 31.

Dès Octobre, Coluche va présenter une émission quotidienne sur la nouvelle chaîne cryptée: Canal + . L'émission intitulé "COLUCHE 1-FAUX" sera diffusée en direct et en clair à 19h.
Depuis l'antenne d'Europe N°1 Coluche lance l'idée des "Restaurants du Coeur". Il demande à Jean-Jacques Goldman qu'il croise dans les loges de Canal + , de lui écrire un "tube".

A travers ses passages combinés entre Europe N¡1 et Canal +, Coluche apporte un soutien décisif à l'association.

A cette période, il joue sous la direction de Josiane Balasko, dans le film "Sacs de noeuds", ainsi que dans "Les rois du gag" de Claude Zidi.

En Janvier 86, Coluche poursuit sa participation à la radio ainsi qu'à la chaîne cryptèe. Tout en déployant un intense travail pour les "Restos du Coeur".

Le 26 Janvier, sur la 1ere chaîne (non encore privatisée) il anime tout l'aprés midi d'un Dimanche ce que "Libération" appellera "La grand'messe cathodique de Saint Coluche".Cela permet de récolter plus de 26 millions de francs pour l'association.

Sur ses cahiers d'écolier, sur son dictaphone, il engrange chaque jour le matériel du nouveau spectacle qu'il donnera sur scène. D'abord au Café de la Gare, comme de coutume, puis au mois de Septembre au Zénith de Paris.

Au mois de Mai, à l'occasion du Festival du Cinéma, il se rend à Cannes, habillé en "France Moche" (pastiche d'une chroniqueuse "people" très connue : France Roche), et célèbre à sa manière les Palmes du 7ème art. Il répond à une interview de Michel Denisot . Tous deux sont revêtus de smokings. Ils sont sous l'eau, au fond d'une piscine...

Pour préparer son spectacle , Coluche s'est établi dans le midi, à côté d'Opio. Le 19 Juin, il rentre de Cannes à moto , avec ses amis Ludo et Didier . Il fait beau. Coluche roule à 55 km/h. Soudain un gros -cul dresse un mur devant lui, Coluche meurt à 41 ans dans l'accident de camion.
 


 


 

COLUCHE A DIT :

 
 
Citations de Coluche

illustrationMieux vaut fermer sa bouche et se faire passer pour un "con" que l'ouvrir et ne laisser aucun doute à ce sujet.


Citations  de coluche
Quand une plaisanterie a besoin d'explications c'est qu'il valait mieux ne pas la faire.
Je ne suis ni pour ni contre, bien au contraire.
Quand on se penche sur son passé, on risque fort de tomber dans l'oubli.
A la télé ils disent rien: c'est normal y'a trop de gens qui regardent.
Gagner sa vie ne vaut pas le coup puisqu’on l’a déjà.



Citations Religion

Aujourd'hui c'est la Toussaint, c'est la fête de tout l'essaim et j'en profite pour dire bonjour aux abeilles.
Jésus crie et la caravane passe.
Dieu a créé l'alcool pour que les femmes moches baisent quand même.
Dieu, c’est comme le sucre dans le lait chaud. Il est partout et on ne Le voit pas... Et plus on Le cherche, moins on Le trouve.

Citations Politique

Je ferais admirablement remarquer aux hommes politiques qui me prennent pour un rigolo que ce n'est pas moi qui ai commencé.
On dit qu'il y a trois millions de personnes qui veulent du travail. C'est pas vrai, de l'argent leur suffirait.
Si tous ceux qui n'ont rien n'en demandaient pas plus, il serait bien facile de contenter tout le monde.
La dictature c'est "Ferme ta gueule !", la démocratie c'est "Cause toujours !".
La raison d'Etat c'est des tas de raisons.
Le travail c'est bien une maladie, puisqu'il y a une médecine du travail.
Mon père était fonctionnaire et ma mère ne faisait rien non plus.
Rappelez-vous l'essentiel: le capitalisme, c'est l'exploitation de l'homme par l'homme. Le syndicalisme, c'est le contraire !
Pour être politicien, cinq ans de Droit, tout le reste de travers.
Un pays neutre, c'est un pays qui ne vend pas d'arme à un pays en guerre, sauf si on paie comptant.
On chuchote à l'Assemblée: je me suis mouillé dans une affaire, je suis complètement à sec, j'ai besoin de liquide.
Tous les égouts sont dans la nature.
On n'est pas payé pour ce qu'on vaut mais pour ce qu'on rapporte.
Je n'ai rien contre les étrangers. Le problème, c'est que, d'une part, ils parlent pas français pour la plupart... Et selon le pays où on va, ils parlent pas le même étranger.
L'archéologie, c'est un métier de feignants: on en a trouvé plusieurs avec les mains dans les fouilles.
Gagner sa vie ne vaut pas le coup, attendu qu'on l'a déjà. Le boulot y en a pas beaucoup, faut le laisser à ceux qui aiment ça.
L’humour a toujours été contre le pouvoir, quel que soit le régime.
C'est pas dur la politique comme métier ! Tu fais cinq ans de droit et tout le reste c'est de travers.
Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire.

Citations Diverses

Le champignon le plus vénéneux, c'est celui qu'on trouve dans les voitures.
Un crédit à long terme, ça veut dire que moins tu peux payer, plus tu payes.
Il y a deux genre d'avocats : ceux qui connaissent bien la loi, et ceux qui connaissent bien le juge.
La drogue a fait cent morts en France l'année dernière, l'alcool cinquante mille ! Choisis ton camp, camarade !
Certains ont l’air honnête, mais quand ils te serrent la main, tu as intérêt à recompter tes doigts.
La vie est finie quand tu ne surprends plus personne.
Si un mec voit passer la chance et qu’il ne l’attrape pas, c’est vraiment un imbécile.
La guerre 14-18 avait fait un civil de tué pour dix militaires. 39-45 : un civil pour un militaire. Engagez-vous! Pour la prochaine, seuls les militaires seront survivants.
Je suis capable du meilleur et du pire. Mais, dans le pire, c’est moi le meilleur.
Si j’ai l’occasion, j’aimerais mieux mourir de mon vivant !
De tous ceux qui n’ont rien à dire, les plus agréables sont ceux qui se taisent!
Quand j'étais petit à la maison, le plus dur c'était la fin du mois... Surtout les trente derniers jours.

Pour petits
Le problème des enfants c'est toujours le même: ils ont toujours des parents beaucoup plus vieux qu'eux.
On croit que les rêves sont faits pour être réalisés. C'est le problème des rêves. Les rêves sont faits pour être rêvés.


Pour grands
Il n'y a pas de femmes frigides, il n'y a que des mauvaises langues.
L'amour rend fou, il n'y a que la guerre qui Rambo.
Dieu a créé l'alcool pour que les femmes moches baisent quand même.
Moi, j’ai baisé une femme...Je lui ai filé un rancard, et je n’y suis pas allé !